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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 12:10

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Je viens de trouver cet article que je vous soumets. Il vous appartiendra, après lecture, de me dire  si vous souhaitez souffrir des effets indésirables du vélo ou, si vous voulez continuer à vivre comme maintenant ?

A vous de choisir !

 

 

 
 
Si vous envisagez de remplacer votre voiture par un vélo, alors il est important de connaître l’impact de cette décision. Vous trouverez ci-dessous 10 effets secondaires du vélo que votre vendeur de vélos ne vous dira pas.
 
1. La perte de poids. Si vous essayez d’être gros, le vélo n’est pas bon pour vous. Le vélo est connu pour éliminer les calories provenant des réserves de graisse du corps.
 
2. Le ralentissement de la respiration. Les gens qui utilisent régulièrement le vélo ont besoin de plus de temps entre chaque respiration, que ce soit quand ils font du vélo ou quand ils sont en période de repos.
 
3. La réduction du stress et de l’agressivité. Les gens qui vont au travail à vélo sont moins susceptibles d’être agressifs, ce qui peut poser problème pour la survie dans le monde d’aujourd’hui.
 
4. Ponctualité. La possibilité de naviguer dans le trafic urbain, en prenant des raccourcis dans des endroits où les voitures ne peuvent pas passer, tout en évitant les embouteillages de l’heure de pointe, laisse souvent les cyclistes dans l’ennui lorsqu’ils doivent attendre l’arrivée de leurs collègues.
 
5. La stimulation mentale sans caféine. Ceux qui utilisent régulièrement le vélo ont la sensation naturelle d’être alerte et bien éveillé, et ne peuvent donc pas justifier la pause café en début de matinée.
 
6. Sentiment d’invincibilité.Les personnes qui sont leur propre moyen de transport ont souvent la dangereuse impression qu’elles peuvent réaliser quoi que ce soit.
 
7. La pratique du vélo peut conduire à d’autres activités. Rouler à vélo encourage la curiosité, l’exploration, et peut même provoquer une dépendance à la volonté de découvrir le monde.
 
8. Une joie extrême. Les cyclistes réguliers ont du mal à comprendre la colère des automobilistes, et se tiennent donc à l’écart du passe-temps populaire qui consiste à maugréer sur la circulation. Des sourires trop fréquents peuvent provoquer des rides d’expression sur le visage.
 
9. Perte de sensation. La pratique régulière du vélo rend insensible au froid, à la pluie, aux intempéries et même à la chaleur.
 
10. Mauvais pour la croissance économique. La pratique du vélo diminue les profits des compagnies pétrolières et des constructeurs de voitures tout en limitant la pollution et les problèmes de santé publique. Or, la pollution (et la dépollution qui va avec) et les problèmes de santé publique (dont les accidents de la route) participent à la croissance du PIB.
 
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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 17:43
    
 
 
        Le 20 juin 2011 lors des la 11ème étape de notre randonnée « La Loire à vélo » entre Pouilly sur Loire et Nevers et plus précisément entre Pouilly et La Charité sur Loire, à hauteur de Herry, nous avons fait une halte sur la voie cyclable et avons photographié des animaux dans un champ ainsi qu’une pancarte humoristique. Dans la légende, par erreur, nous avons indiqué qu’un des animaux était un bison alors que c’était un yack.
        La propriétaire des animaux vient de nous faire parvenir le courriel ci-dessous pour m’informer de notre erreur. Chose qui va être rectifiée sur le champ !   Courriel qui contient par ailleurs d’autres informations !  
 
PHOTOS DE " BISONS"
Françoise
Bonjour,
Je suis par hasard tombée sur votre blog (très bien fait, d'ailleurs), je suis la propriétaire, non pas des "bisons", mais des yacks que vous avez photographiés, en bordure de la "Loire à vélo" entre Pouilly sur Loire et La Charité sur Loire. Je suis flattée que mes animaux soient sur votre blog, mais il aurait été sympa que vous mentionnez qu'ils n'étaient pas des animaux sauvages, mais appartenant à La Ferme des Barreaux, étape prisée par les gens qui voyagent à vélo.....Et aussi, en voiture ou à pied ou encore à cheval car nous proposons aussi des repas, ainsi que des produits transformés à la Ferme (foie gras de canard, confit, rillettes, etc....) Nous aurions été heureux de vous recevoir et vous "autoriser" à photographier NOS animaux.... Car, savez vous que chaque image est soumise à une autorisation de la personne où propriétaire, voir l'article 9 du code civil et la Loi du 17 Juillet 1970 sur la protection du droit à l'image sur l'individu et sur les biens qui lui appartiennent.
Cela dit, je ne vous demande pas d'enlever les photsd de mes yacks et lamas et de ma pancarte "caution.... Passage de canards", mais de bien vouloir mentionner qu'ils appartiennent à la FERME DES BARREAUX 18140 HERRY, ferme auberge, étape de la Loire à Vélo.... Entre Pouilly sur Loire et La charité sur Loire.
Je n'ai pas lu tout votre "blog", mais "Bravo" de faire partager votre expérience et vos aventures!!
Cordialement,
Françoise

      
Amis cyclos si vous faites la Loire à vélo ou d’autres randonnées, quand vous souhaiterez faire une halte photo, pensez à l’article 9 du code civil et à la loi du 17 juillet 1970. Evidement la collecte des  autorisations de photographier va vous prendre du temps et… Si vous passez par Herry, faite une halte à la ferme des Barreaux, avant de sortir votre appareil !
 
     Ailleurs, généralement, les gens ne vous demandent rien, les animaux non plus d’ailleurs.
 
 
Précision de dernière minute
 
DROIT A L'IMAGE DES BIENS
Beaucoup de photographes ont connaissance du droit à l'image des personnes, mais nombre d'entres eux ignorent qu'il peut y avoir un problème avec les biens (bâtiments, objets, œuvres d'art).
 
En général, la diffusion est autorisée si la photo est prise depuis un espace public et que sa diffusion ne trouble pas la jouissance du bien.

"Le droit de réaliser, publier, exploiter l'image des biens d'autrui, et ce sans l'autorisation du propriétaire est admis, pourvu que la reproduction et l'exploitation commerciale ne causent pas un préjudice particulier à ce dernier". (Cour de cassation, 1ère Ch. Civile, 2 mai 2001. n°99-10709 ).
 
Infos recueillies sur le site Virusphoto.com
 
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 15:54
 
     C'est après un long silence que nous continuons et terminons le récit de notre voyage entre Poitiers et Paris.
      Afin de commencer notre préparation pour la saison 2013, nous étions partis à la recherche du soleil dans le sud de la France et n'avons trouvé qu'un temps complétement pourri. Comble de chance nous n'avions même pas de liaison internet fiable. Mais, comme il en faut plus pour nous saper le moral, voici le récit de la dernière étape.
 
 
7ème étape
MONTIGNY-LE-BRETONNEUX
PARIS
Grand moment aujourd’hui car, comme prévu, Jeanine va être à Paris ce dimanche 16 septembre pour participer au plus grand rassemblement européen de cyclotourisme au féminin. Si pour Jeanine la fin du voyage sera après le grand défilé dans paris, pour Christian le terminus sera à l’arrivée place Joffre, point de départ du défilé.
       Il est sept heures et nous sommes à l’entrée de la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines. Un autre couple est déjà là et rien ne bouge. Brusquement surgit de l’intérieur du parc un groupe de cyclotes assez bruyantes encadrées par quelques cyclos des Yvelines en gilets jaunes. Elles ont toutes revêtu les chasubles roses « Toutes à paris », qui leur avaient été remises hier soir à Trappes, ainsi que des signes distinctifs permettant de reconnaître leur région d’origine. C'est en compagnie des filles du Finistère et de l'Eure et Loir que nous partons vers Paris, rejoindre les 5.000 autres femmes à vélo sur la place Joffre en face de la Tour Eiffel.
  
   
 
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©C HUORT
 Halte au château de Versailles en compagnie des Quimpéroises
 
       Première halte à Versailles sur l’esplanade du château. Un groupe de près de deux cents cyclotes et cyclos, cela se remarque et les premiers touristes qui descendent des autocars pour attendre le début des visites n’en croient pas leurs yeux. Après l’inévitable séance de photographie et de prise de vue, le cortège repart direction Chaville où il n’y aura pas, comme dans la chanson des années 50 écrite par Pierre Destailles, de cueillette de muguet dans les bois, car si le parc forestier existe toujours, il n’y a jamais eu de muguet en septembre.
       Nous traversons la Seine au pont de Sèvres et prenons aussitôt rive droite le quai Georges Gorse. A notre droite, on peu voir l’Île Seguin où autrefois était l’usine Renault et à gauche des pans de façade des anciens bâtiments administratifs de Renault qui sont conservés et maintenus par des étais en attendant d’être intégrés à un projet de rénovation du site. Nous continuons quai du Point du jour, passons devant la maison de TF1 puis prenons le quai Blériot jusqu’au pont Mirabeau. Nous traversons de nouveau la Seine pour couper le quai Citroën et prendre l’avenue Emile Zola et la rue du commerce pour enfin arriver Place Joffre.
       Depuis déjà quelques moments nous apercevons au loin l’emblème de la capitale, la tour Eiffel. Au fur et à mesure que nous approchons de la place Joffre, de nouveaux groupes apparaissent et bientôt c’est un flot continu de cyclotouristes qui se forme. L’arrivée à l’extrémité du Champ de Mars est impressionnante, une véritable marée humaine, multicolore avec une dominante blanche et rouge car la chaleur ayant monté, ces dames ont toutes mis le magnifique maillot créé à l’occasion de l’événement.
  
  
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©C HUORT
 Une partie des Cyclotes  avant le départ du circuit dans Paris
 
       A partir de ce moment, Christian n’a plus le droit de continuer. Pour lui le voyage est terminé, mais Jeanine continue car il reste encore douze kilomètres à faire dans les rues de la capitale et ce sera pour beaucoup de cyclotes un merveilleux souvenir. Mais écoutons plutôt Jeanine nous raconter cela :
       Le départ du circuit était prévu à 10 heures, mais comme certaines délégations n’étaient pas encore arrivées, nous patientons jusqu’à 10 heures 30. Un speaker bavard amuse et meuble. Le temps passe, notre beau parleur continu mais on sent qu’il y a des fourmis dans les jambes de certaines. Enfin, il est presque 11 heures quand, après quelques discours des officiels, nous partons enfin pour un circuit de 12 kilomètres dans Paris.
       Nous prenons l’avenue Bosquet où les immeubles cossus de style Haussmannien côtoient des constructions plus récentes. Le quartier du Gros Caillou est calme ce dimanche matin. Nous arrivons assez rapidement place de la Résistance et tournons à droite pour nous engager sur le quai d’Orsay. L’immense peloton féminin est assez bruyant, discussions et chants attirent l’attention des chalands et autres joggeurs flânant au bord de la Seine que nous avons à notre gauche. Les premiers ralentissements dans le groupe commencent à se produire. Il faut être assez concentré pour pouvoir anticiper ce phénomène d’accordéon et éviter les collisions et les chutes, mais pour l’instant tout va bien.
  
 
 
 
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© www.cbx41.com
 
L’entrée du ministère des affaires étrangères, quai d’Orsay
 
       Sur le quai d’Orsay nous ne pouvons pas manquer l’imposant et magnifique bâtiment du ministère des Affaires étrangères avec ses deux bouquets de drapeaux encadrant la grille d’entrée, gardée par un gendarme, ainsi que celui qui flotte sur le toit de l’édifice. Mais nous progressons par à-coup successifs et remontons le boulevard Saint-Germain. Nous tournons à gauche pour prendre la rue du Bac qui va nous amener au Pont Royal, que nous traversons et arrivons face aux bâtiments du musée du Louvre, coté quai François Mitterrand. A hauteur de la place du Louvre nous pouvons apercevoir à droite, a travers les arbres, la pointe de l’Île de la cité et le square du Vert Galant.
       Un peu plus loin, sur le quai de la Mégisserie, nous voyons de l’autre coté de la Seine la tour Saint-Jacques et la Conciergerie. Toujours sur les quais, celui de Gesvres nous amène à hauteur de l’Hôtel de Ville que nous voyons à gauche. Au même endroit, mais sur la droite nous pouvons voir les tours de Notre-Dame. Quai de l’Hôtel de Ville mon regard est attiré par la succession de restaurants qui sont à touche à touche sur plusieurs centaines de mètres. Un peu plus loin nous apercevons le tribunal administratif. Nous avançons toujours par saccades et les arrêts successifs sont très fatiguants.
        Nous tournons à droite et empruntons le pont Marie pour nous retrouver rue des Deux Ponts sur l’île Saint-Louis. Puis c’est le pont de la Tournelle, où se trouve la statue de Sainte-Geneviève, la patronne de Paris, qui nous ramène sur la rive gauche et le quai de la Tournelle, où l’on peut voir les boites vertes des bouquinistes sur le muret du quai. Quelques centaines de mètres plus loin, nous sommes en bordure du quartier latin que nous allons longer sur le quai Saint-Michel, jusqu’à la place du même nom.
  
  
  
           
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©WikipédiA
Quai des Grands Augustins vu du pont Saint-Michel
       Quai des Grands Augustins, nous passons devant un bar à vin nommé « l’écluse ». S’il ne dit rien à la plus part des cyclotes, c’est qu’elles sont pour la plus part trop jeunes. Ce bar à vins était autrefois un cabaret qui, entre 1951 et 1974 verra le début de nombreux artistes tels que Jacques Brel, Barbara, Pia Colombo, Cora Vaucaire, Les Frères Ennemis, Jean-Pierre Darras, Philippe Noiret, etc. La particularité de l’écluse était ses dimensions, la salle contenait 80 spectateurs et la scène faisait trois mètres cinquante sur deux mètres.
        Nous abordons le quai de Conti où nous passons devant l’Hôtel des Monnaies et la statue de Mirabeau, érigée à l’endroit où se tenait autrefois la tour de Nesle. Puis, c’est l’institut de France et son dôme imposant qui attire l’œil. A l’entrée du quai Malaquais c’est une autre statut, toute blanche, qui retient l’attention. Elle est signée Jean-François Soitoux, c’est une allégorie de la République. Première représentation officielle de la République française, commandée par le gouvernement de la IIème République
        A l’entrée du quai Voltaire, nous retrouvons la rue du Bac, mais nous filons, si l’on peut dire, car nous sommes sans arrêt obligées de mettre pied à terre, le déplacement se faisant par saccades, ce qui est de plus en plus pénible mais n’altère pas l’énergie des cyclotes qui chantent sans discontinuer. On ne peut manquer de voir le Muse d’Orsay, installé dans l’ancienne gare de chemin de fer du même nom.
  
  
 
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©WikipédiA
Verrière de l’ancienne gare d’Orsay devenue hall du musée
 
       Nous retrouvons le quai d’Orsay que nous empruntons en sens inverse sur quelques centaines de mètres pour tourner à gauche Avenue du Maréchal Gallieni. Elle traverse l'esplanade des Invalides dans l'axe de l'hôtel des Invalides et du pont Alexandre-III. C’est à cet endroit que nous marquons un temps d’arrêt important qui nous permet d’admirer l’Hôtel des Invalides, où sont inhumés tous les grands hommes de la France, et son dôme doré. Sa construction fut ordonnée par Louis XIV en 1670.
       Après cette halte qui a permis de se reposer un peu, la circulation en accordéon, qui implique de mettre pied à terre et des redémarrages fréquents, est particulièrement éprouvante. Nous repartons place des Invalides et entrons dans la rue de la Motte-Piquet qui nous ramène à la place Joffre.
         Un par un les groupes saluent à leur façon le public venu nombreux, par intérêts pour beaucoup et aussi par curiosité pour d’autres. Un public qui, tout le long du parcours avait encouragé et salué ce long cortège multicolore, bruyant et pittoresque. Mais il y a eu, bien sûr aussi les râleurs, pour qui, les nanas en vélo les empêchaient de circuler en voiture, encombrant la chaussée et les obligeant à ralentir. Heureusement qu’il y en a car, si tout le monde était content et faisait du vélo, peut être que l’on ne se rendrait pas compte de la chance que nous avons de faire un sport magnifique : « le cyclotourisme ».
      
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©C HUORT
Le retour du circuit dans Paris
        Vers 12 heures 30, nous nous retrouvons toutes sur le Champ de Mars pour un pique-nique géant. Les pelouses du Champ de Mars, d’ordinaire si vertes, sont devenues multicolores avec une dominante blanc et rouge. Les oiseaux qui d’habitude ont leurs repères dans les arbres alentours se sont tus, étonnés de tout ce monde et de tout ce changement. Un joyeux tintamarre qui reflète le plaisir que cinq milles femmes ont à prouver qu’elles sont capables elles aussi de faire de grandes et belles choses
      Une vraie fête dans une ambiance extraordinaire où chaque région de France avait rivalisé d'originalité dans la décoration des casques et dans les chants aux intonations guerrières vantant la conquête de Paris par les femmes à vélo.
   
 
 
       Une belle fête due à la volonté de deux d'entre elles, Roselyne Depuccio et Jacklyne Jahan, membres du comité directeur de la Fédération Française de Cyclotourisme (FFCT), ainsi que des centaines de bénévoles qui ont œuvré pour ce succès franc et magnifique.
 
     
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©C HUORT
 
Dommage c'est fini !
Mais on recommencera !
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:05
6ème étape
CHARTRES
MONTIGNY-LE-BRETONNEUX
 
Fébrilement, Jeanine boucle ses bagages, la voyant faire, je pense qu’elle doit avoir hâte d’aller prendre son petit déjeuner. Si il y a un peu de cela, car les petits déjeuner de Sylvie sont toujours excellents, c’est y aussi que nous sommes samedi et qu’elle va, comme beaucoup d’autres cyclotes, rejoindre le point de rassemblement de « Toutes à Paris »
       Nous quittons la Conviv’hôtes et Chartres pour faire une étape que nous connaissons déjà en partie. Dés que nous abordons le rond-point du boulevard de la Courtille et de la rue d’Ablis, nous voyons filer devant nous un groupe de cyclotes de Vendôme se dirigeant vers Paris à une vitesse assez soutenue dans une ambiance assez audible. Il faut dire qu’elles n’ont pas des vélos aussi lestés que les nôtres. Preuve supplémentaire que le cyclotourisme a de nombreuses facettes.
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©C HUORT
 
Vue de la cathédrale de Chartres depuis la route de Paris
   
      Une halte pour contempler une dernière fois la cathédrale de Chartres et nous prenons la direction de Coltainville où la modeste église Saint-Lubin abrite une statue en bois taillé peint polychrome du XVIème siècle et classée aux monuments historiques. Nous ne pourrons la voir car malheureusement, comme beaucoup d’église en zone rurale, elle est fermée par crainte des voleurs.
       Encore dix kilomètres et nous entrons dans Gallardon en fête, ce qui nous vaut un détour dans la ville. Une occasion de découvrir : la Tour de l’Epaule, ruines d’un donjon d’une place forte médiévale construite au Xe siècle et qui fut détruite par Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc, en 1443 ; L’église Saint-Pierre, Saint-Paul des XIIèmeet XIIIème siècle est atypique car alliant les styles roman et gothique flamboyant et dont les plans servirent pour la construction de la cathédrale de Chartes ; Dans la rue de la Porte-Mouton une maison à pans de bois dite "Hôtel des Marmousets" est un splendide logis dont la façade date de la fin du XVe siècle alors que la structure pourrait dater du XIVe siècle. La façade, en encorbellement est l'une des plus belles de France et la porte de la Châtellenie du Marly, cette porte permettait d’accéder au donjon du château.
 
 
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©ville de Gallardon
 
 
Vue générale de Gallardon
  
        Nous sortons de Gallardon par le faubourg de la Bretonnière en direction d’Orphin que nous atteignons au bout de dix kilomètres de pédalage dans la plaine et la traversée du village d’écrosnes. Lors de notre précédent voyage, nous avions contourné Orphin par la gauche, ce qui nous avait privés de la visite d’une pittoresque bourgade autrefois appelée « Orfin » en rapport à l’or des blés de Beauce. Nous n’avions pas vu non plus son église portant un nom original d’une sainte, « Sainte-Monégonde ». Elle serait née à Orphin au début du VIe siècle, mariée elle perd ses deux enfants en bas âge. Et se retire du monde à Tours, où elle vécut dans une cellule, accomplissant de nombreux miracles. Elle se fête le 11 juillet. L’église date du XIème siècle. A l'intérieur on peut voir: un bénitier du XVIe siècle et le clocher a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques
  
  
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©photogallery
Eglise Sainte-Monégonde à Orphin
  
  
   
     Rambouillet est atteint en une demi-heure. Une halte prolongée est prévu car nous avons les achats du pique nique et le pointage de la carte de route. Ville connue pour son château, rendez-vous de chasse sous Louis XVI, Napoléon 1er et la troisième république. Jusqu’à fin 2009 il servait de résidence aux chefs d’état étrangers. Mais Rambouillet à d’autres curiosités et monuments : La bergerie royale qui abrite le musée du mouton ainsi que « Sage », une vache offerte par la FNSEA, lors du salon de l’agriculture de Paris 2001, à Jacques Chirac ; Le palais du Roi de Rome édifié sur ordre de Louis XVI pour servir d’hôtel du Gouvernement et qui abrite le musée du jeu de l’Oie et la collection de Pierre Dietch comprenant 2400 jeux de l’Oie et également, le « Rambolitrain » un des plus importants musées de France de modélismeferroviaire. Il présente l'histoire du chemin de fer depuis son origine jusqu'à nos jours. En sortant du Rambolitrain, sur la place Jeanne d’Arc, visitez l’église Saint-Lubin. Elle abrite une croix-reliquaire dite « de la sainte Croix » dans laquelle est enchâssé « un morceau de la vraie Croix, ramené de Terre Sainte par Simon IV de Montfort.
       Pour nous, il est presque midi et nous devons trouver un endroit pour la halte du déjeuner. Toutefois, nous voulons aussi trouver un autre itinéraire car nous ne voulons pas aller du côté de Vieille-Eglise-en-Yvelines, mais longer la RN 10 par une piste cyclable que nous avions vue en circulant en voiture. Nous la trouvons assez facilement et rejoignons rapidement Le Perray-en-Yvelines où nous trouvons un banc pour nous accueillir.
 
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©C HUORT
 
Par grand soleil le port du casque est recommandé au déjeuner !
  
 
  
         Bien que nous soyons le 15 septembre, le soleil est très chaud et l’ombre très rare. Un peu d’air rend l’atmosphère supportable et le siège que nous avons trouvé est parfait. C’est avec un bon appétit que le repas est pris. Quelques centaines de mètres après le départ, nous stoppons au « café des chouans », pour notre espresso journalier. Ce qui nous permet d’assister à l’entrée d’un cortège de mariage à la mairie. Un bâtiment assez pittoresque avec ses encadrements de fenêtres en briques et le clocheton au dessus de l’entrée. A coté de la mairie se trouve l’église Saint-Eloi de la seconde moitié du XIIIème siècle rehaussée au XIXème siècle et son clocher-tour restauré en 1778.
      Nous repartons à quatorze heures. Il nous reste vingt kilomètres à faire pour arriver à notre hébergement. La majeure partie de l’itinéraire est en voie cyclable le long de la nationale 10 et dans des zones commerciales ou industrielles. Coignières, Maurepas et Verrières sont traversés sans arrêt. A la sortie de cette localité nous traversons les voies ferrées par un pont qui nous permet d’éviter la zone de Trappes ce qui nous obligerait à faire un grand détour par Elancourt. Nous nous retrouvons dans la zone d’activités de Saint-Quentin-en-Yvelines et très vite nous entrons dans Montigny-le-Bretonneux par la ferme du Manet.
       Datant du XIIème siècle, la ferme resta en exploitation jusqu’en 1976 elle produisait sur la « meilleure terre à blé de France ». Rachetée en 1984 par la ville de Montigny-le-Bretonneux, elle fut réhabilitée dans le respect de l'architecture originelle et est à la fois lieu de communication pour les entreprises, mais aussi lieu de promenade, de loisirs, de spectacle, de fêtes familiales pour les Ignymontains. Elle est un lieu de vie essentiel de Montigny le Bretonneux. L’ancienne grange à blé du XVIIème siècle, dont la charpente date de 1870, en lamellé-boulonnée, préfigurait la future technique du lamellé-collé, présente un volume exceptionnel avec ses 900 mètres carrés de surface. Elle est devenue une salle polyvalente de huit cents places en gradins rétractables qui accueille, dans les meilleures conditions, les plus grands artistes ainsi que congrès et séminaires d’entreprises
 
 
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©www.montigny78.fr
La cour de la ferme du Manet
 
 
      Nous rejoignons le domicile de Valérie, la fille de Jeanine où nous serons hébergés pour la nuit. Nous avons ainsi la chambre et la table d’hôtes à un tarif défiant toute concurrence. Mais demain matin pour l’ultime étape et la consécration du voyage, debout à cinq heures et demie afin d’être à la base de loisirs, située à quatre kilomètres, avant sept heures pour le regroupement et rejoindre Paris.
 
  
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©C HUORT
 Le plaisir du cyclotouriste : Découverte et sport
 
 
 
 
      
 
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 11:20
  
5ème étape
CHATEAUDUN – CHARTRES
Encore le même problème, le départ, ce matin. Ne parlons pas du petit déjeuner, comme d’habitude délicieux et copieux, mais plutôt de notre hôte, François-Xavier et de son métier, qu’il nous fait découvrir avec une certaine passion. Il est gestionnaire de patrimoine.
      Il nous montre ce que sont ses activités et ce que cela génère comme travaille et responsabilités. Nous ne lui demanderons pas de s’occuper de la gestion de nos patrimoines, ceux-ci n’étant pas suffisamment conséquents pour que nous soyons obligés de nous adjoindre les services d’une personne aussi compétente. Après en avoir appris un peu plus sur ce métier passionnant, nous quittons Châteaudun. Le soleil est bien installé et nous réchauffe de ses rayons, même que nous craignons que dans quelques heures il soit trop généreux, surtout que nous allons entrer dans la Beauce.
 
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©C. HUORT
Arrêt dans la  nature
 
       Jusqu’à la rocade extérieure de la ville nous circulons dans une zone industrielle. Nous sommes ensuite dans la plaine et roulons de bon cœur jusqu’au moment où, à hauteur du village d’Orsonville, nous nous rendons compte que nous n’étions pas sur notre itinéraire. Heureusement, une petite route de desserte agricole en très bon état nous permet de rectifier notre erreur. Nous rejoignons Saint Christophe et là encore problème, nous ne trouvons plus notre route. Heureusement un homme nous aborde à qui nous demandons s’il peut nous aider. C’est le maire de la commune, A la vue de notre carte il nous dit que la route que nous cherchons est impraticable avec notre chargement. Il nous donne un nouvel itinéraire qui nous rallonge encore un peu plus.
 
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 ©C. HUORT
 Bah, nous on pollue moins !  
 
        Nous voici donc partis, direction Flacey sur la Nationale 10, route que vous ne voulions absolument pas emprunter en raison de sa circulation importante. La sortie de Saint-Christophe se fera en partie à pied car une côte à 8 ou 9% nous notre élan. A Flacey, enfin une bonne surprise, comme nous avons à longer la RN 120 sur la traversée de la localité, nous trouvons une piste cyclable en bordure qui nous permet de rejoindre la départementale 360 devant nous amener à Bonneval, en toute sécurité malgré un trafic intense de poids-lourds. Quelques kilomètres plus loin, après un itinéraire en pleine nature, sans relief et sans intérêt, nous entrons dans Bonneval où nous devons faire pointer notre carte de route et acheter notre pique-nique de midi. Pendant que Janine est partie faire nos achats et que Christian garde les vélos, il est accosté par un monsieur qui lui dit : «  Je vous connais, je vous ai vu sur « CycloTourisme » et je suis vos aventures sur votre site ». Les voici partis pour une longue discussion au cours de laquelle Christian apprendra que cette personne est cyclo et que suite à nos voyages, il s’est mis à faire la même chose que nous, en cyclo camping, avec sa femme. Janine ayant fait ses emplettes,  Christian va au bureau de tabac qui se trouve en face de l’église pour faire tamponner les cartes de route.
        Bonneval est surnommée « La petite Venise de la Beauce » car elle est traversée par le Loir qui a de nombreuses  ramifications. C’est aussi une localité particulière, pour son église de pur style gothique primitif, datant du début du XIIIème siècle. Elle est contemporaine de la cathédrale de Chartres.  Elle mesure 47 mètres de longueur, 20 mètres de largeur à la façade et 19 mètres au chevet et a une flèche de 65 mètres au dessus du sol. A remarquer entre-autre, au dessus du maitre-autel, une magnifique rosace ornée d’un vitrail de toute beauté. L’ensemble des autres vitraux a été posé à la fin du XIXe siècle.
 
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© WikipédiA
 
La porte d'entrée fortifiée de l’abbaye Saint Florentin
 
        On ne quitte pas Bonneval sans voir l’ancienne abbaye Saint Florentin. Le monastère bénédictin fut fondé en 857 sous les auspices de Charles de Provence, arrière petit fils de Charlemagne. L’abbaye prit le nom de Saint Florentin lors du transfert des reliques du saint. Elle connut bien des déboires, pillée en 911 lors des invasions normandes, puis durant la guerre de Cent Ans, et enfin en 1568 par le grand Condé, à la tête des protestants. À la Révolution, le domaine fut déclaré bien national et vendu à un négociant qui y installa une filature puis une fabrique de tapis. Il en reste malgré tout la porte d'entrée fortifiée et un beau logis abbatial du XVe siècle. Acquise par le conseil général en 1828, elle devint en 1861, l’asile d’aliénés départemental. Cet asile fut dirigé par Henri Ey (1900-1977) un éminent psychiatre. En 1933 nommé médecin chef de l’hôpital psychiatrique de Bonneval, dans un service de femmes de 380 lits, il y travaille jusqu’à sa retraite en 1970. Il donnait son enseignement à Sainte-Anne : les fameux « mercredis de Sainte-Anne », fréquentés par plusieurs générations de psychiatres. Il organise les fameux colloques de Bonneval en réunissant la fine fleur des psychiatres, des psychanalystes, des neurologues et des philosophes, de toutes tendances.
       Bien que nous n’ayons pas une grande étape, nous ne sommes pas en avance sur notre tableau de marche et nous quittons Bonneval sans avoir tout vu de ses richesses historiques. La sortie de la ville est très traditionnelle, une zone industrielle, jusqu’au lieu dit Pulois où nous retrouvons la nature et l’habitat plus traditionnel. Quatre kilomètres plus loin nous traversons Moriers, petite localité typique de la Beauce où l’on trouve une jolie petite église, non signalée dans les guides touristiques mais qui mérite une petite halte. Encore cinq kilomètres et nous arrivons à notre point pique-nique.
 
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 ©Google Earth
 Le Chaudron Gaulois
 
        C’est en face de l’église Saint-Étienne. XVIème et XVIIIèmesiècle de Le-Gault-Saint-Denis que nous trouvons notre bonheur, un banc pour manger et juste à coté le lieu pour terminer notre repas dans la tradition de nos randonnées. Ce lieu, ou plutôt cet établissement, a un nom qui nous ferait croire que la Beauce est en Bretagne, pays des druides et de la potion magique. Ce nom c’est « Le Chaudron Gaulois », le bar-restaurant du village où nous allons boire notre café, sans lequel l’après midi n’est pas bien commencée. Bien que quelques clients soient présents, c’est dans un silence quasi religieux que nous buvons notre petit noir. Si dans certains villages les rencontres sont des moments d’échange conviviaux et amicaux, ici ce n’est pas le cas. Nous payons nos consommations et repartons rapidement, sous le regard soupçonneux des autochtones que nous venions de déranger et dont nous ignorerons toujours le son de leur voix.
     Direction Dammarie par une route toute droite et plate puisqu’en onze kilomètres nous avons pris quatre mètres d’altitude. Nous traversons le village sans coup férir. La seule activité détectée se trouve à la sortie de la localité ou une usine dresse ses bâtiments farouchement gardés par un portail entrebâillé doté d’une guérite et protégé par des rambardes qui suppriment sa raison d’être l’entrée réelle devant se trouver autre part.
 
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©C HUORT
La cathédrale de Chartres dans les brumes de chaleur
 
       Quelques kilomètres encore dans cette morne plaine, quand même pas si sinistre que celle décrite par Victor Hugo dans « L’expiation », en parlant de Waterloo, mais malgré tout monotone, et nous voyons à l’horizon, se dessiner la silhouette de la cathédrale de Chartres.
       Nous entrons bientôt dans la banlieue de Chartres. Plus précisément à Morancez où nous retrouvons les bords de l’Eure. La circulation est plus dense. Nous passons au dessus de l’autoroute A 11 puis arrivons au Coudray où sur notre droite nous découvrons une église entourée de son cimetière comme c’était courant il y a deux siècles. Deux cent mètres plus loin nous apercevons sur notre gauche une piste cyclable venue de nulle part et non signalée. En bons cyclotouristes soucieux de sécurité (la notre…), nous la prenons afin de nous soustraire à la circulation automobile et parce que nous sommes plus tranquilles.
      Brusquement à la hauteur de la Mairie du Coudray plus de piste cyclable et nous nous retrouvons au milieu d’un carrefour, en pleine circulation, pour reprendre la route. Quelques mètres plus loin nous trouvons le Panneau « Chartres » et comprenons pourquoi la piste cyclable s’arrête subitement.
 
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©C HUORT
 L’Eure dans le vieux Chartres
 
       Nous entrons dans une ville qui ne nous est pas inconnue car lors de notre voyage itinérant Bordeaux-Paris en 2010, nous y avons fait étape. Il nous suffit maintenant de retrouver la rue du Pot Vert, dans le vieux Chartres, où nous avons réservé une chambre d’hôtes. Notre GPS nous simplifie la vie et nous mène sans problème à notre destination, « Les Conviv’hôtes » où nous retrouvons Sylvie Ménard qui nous accueille avec un plaisir non dissimulé. Nos vélos garés et nos bagages déchargés elle nous conduite à un petit studio ravissant où nous allons passer la nuit. Il est dix sept heures, après une bonne douche réparatrice, nous partons dans la ville pour continuer à découvrir ses trésors historiques.
       Chartres, c’est sa cathédrale, chef d’œuvre de l’art gothique qui vit le sacre d’Henri IV le 27 février 1594 et où l’on trouve dans une chapelle absidiale du déambulatoire, le voile de Marie. Il s'agit d'une relique très importante qui fut offerte en 876 à la cathédrale par Charles le Chauve, empereur d'Occident. Ce voile, selon la tradition, est la chemise que portait Marie lors de l'Annonciation, au moment où le Verbe fut conçu. Le pèlerinage de chrétienté, à la vierge Marie, qui a lieu à Pentecôte attire plus de dix mille pèlerins. Il faudrait une bonne journée pour tout voir dans cet édifice tellement il y a de richesses architecturales.
 
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©C HUORT
 Quelques maisons à colombages
 
    C’est aussi dans les rues étroites du vieux Chartres, les maisons à colombages parfaitement conservées dont la maison du Saumon qui abrite l’office du tourisme. On peut également visiter l’église Saint-Pierre, l’église Saint-Aignan et la collégiale Saint-André qui est un ensemble architectural roman de la seconde moitié du XIIème siècle.
       A voir aussi, les Celliers de Loëns où les frères Lumière firent plusieurs projections de films, le palais épiscopal qui hébergea Henri IV lors de son sacre et l’ancien hôtel des postes, sans oublier les halles Baltard et la maison Picassiette (ou la maison aux milles morceaux) construite par Raymond Isidore dit « Picassiette » (1900-1964) exemple d’architecture naïve composée de mosaïques de verre et de faïence coulés dans le ciment.  Mais vous pourrez flâner dans la ville basse au bord de l’Eure.
       Vingt heures, ce soir nous n’avons pas la table d’hôtes comme depuis notre départ de Poitiers mais, nous rejoignions le cloitre Notre-Dame où  nous retrouvons « le café Serpente ». C’est un restaurant où nous avions déjà mangé lors de notre précédent voyage, alors que tous les autres restaurants alentours étaient fermés, pour cause de « Lundi ». Aujourd’hui ils sont ouverts, mais par reconnaissance, nous dinons au Serpente. En plus le rapport qualité-prix-accueil étant connu et reconnu, c’est une raison supplémentaire pour y aller.
        Repas terminé, nous rejoignons la « Conviv’hôtes » située sur le bord de l’Eure dans la vieille ville basse, en flânant encore un peu dans la vieille ville haute. Chartres est vraiment une ville particulièrement attachante.
 
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 ©C HUORT
  Façade de la cathédrale au couché du soleil
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:40
 
4ème étape
VENDOME – CHATEAUDUN
Depuis le départ de la randonnée, nous n’arrivons pas à respecter l’horaire de départ prévu. Il en est de même aujourd’hui. Le petit déjeuner est si copieux que l’on a toujours peur de contrarier nos hôtes en ne faisant pas honneur à tout ce qui nous est proposé. Plus important aussi, on n’est pas pressés de quitter de nouveaux amis.
 
 
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©La Bretonnerie
Le parc de La Bretonnerie
       Il est onze heures quand nous arrivons à hauteur de Fréteval, au pied du donjon du château construit au XIème siècle. C’est en ces lieux que, lors de la bataille de Fréteval en 1194 entre Richard-cœur-de-lion et Philippe-Auguste, ce dernier perdit les sceaux de France, trésor et archives royales. Philippe Auguste fut contraint de reconstituer ses archives et confia cette mission à frère Guérin, qui créa le trésor des Chartes où furent déposés à partir de 1195 les registres et archives particulières de la couronne royale. Philippe Auguste fit élever Guérin, dès 1201, à la dignité de garde des sceaux, devenant ainsi le premier garde des sceaux, chargé de conserver les sceaux et les archives royales, pendant la vacance de la chancellerie ; il obtiendra le titre de chancelier en 1223, sous Louis VIII.
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PHILLIPVS DEI GRATIA FRANCORUM REX
(Philippe, par la grâce de Dieu roi des Francs).
Sceau de Philippe Auguste : on note la fleur de lys dans la main droite,
Paris, Archives nationales

      
Comme les autres jours, nous sommes en retard sur notre tableau de marche. Nous continuons en direction de Morée où nous avons prévu de faire nos achats pour le pique nique de la journée. Dans le bourg on trouve la boulangerie de la place Pascal Piedallu, cela ne s’invente pas. Personnage surement illustre pour avoir droit à une place, mais dont nous ne pourrons pas connaître les mérites ou les exploits. Pour l’instant notre intérêt se borne à la boulangerie qui fait des sandwichs, de la boisson et de la pâtisserie, en bref tout ce qu’il faut pour notre bonheur. Comme il fait beau nous décidons de nous avancer la plus possible en direction de Cloyes-sur-le-Loir où nous pensons pouvoir prendre notre petit café.
       Nos achats dans la sacoche, nous repartons avec l’espoir de trouver un petit coin sympathique pour notre halte de midi, qui devrait se situer vers 12 heures 30. C’était sans compter que, pris par notre recherche, nous nous retrouvons deux kilomètres plus loin à Saint-Hilaire-la-Gravelle, alors que nous devons aller vers le hameau de Villepot. Demi tour et huit cent mètres plus loin nous retrouvons notre chemin. Là par contre, nous nous retrouvons sur une route bien dégagée sans le moindre endroit pour faire une halte. Ce ne sera que six kilomètres plus loin, dans le village du petit Vernouillet, que nous trouvons une aire de pique nique aménagée et ombragée qui fait notre bonheur. Ceci d’autant plus que la faim commence à se faire sentir, normal il est déjà treize heures  et le petit déjeuner n’est plus qu’un bon mais lointain souvenir.
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©Google Heart
L’aire de pique nique du petit-Vernouillet
       Treize heures quarante cinq, après trois quart d’heure de pause, nous repartons pour Cloyes-sur-le-Loir, qui n’est qu’à six kilomètres, avec un double objectif : Boire un café et faire remplacer le pneu arrière du vélo de Christian, lequel depuis Pont-de-Roan, lors de notre deuxième étape, roule avec un pneu de 23, prévu pour les vélos de compétition, à qui il fait supporter des charges bien au dessus de ce qu’il devrait subir. Courageux pneu qui semble accepter son sort sans chercher à nous contrarier.
       Nous arrivons enfin au moulin de Cloyes, restaurant et chambres d’hôtes, où nous avions déjà logé lors de notre Bordeaux-Paris. Bien que ne faisant pas bar, quand nous lui rappelons que nous connaissons la maison, la patronne accepte de nous servir deux petits noirs.
  
    
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©C. HUORT
Le Moulin de Cloyes-sur-le-Loir
       Ancien moulin à grains au fil du Loir reconverti, il propose dans un cadre harmonieux et bucolique, cinq chambres d’hôtes et un restaurant qui fait également galerie d’art. L’équipe du Moulin organise des dîners-spectacles et dispose de salles pour noces et banquets. On ne peut quitter le lieu sans faire une visite à la boutique de produits locaux, vins et charcuterie ainsi que produits artisanaux.
         Pour nous le deuxième objectif ne sera pas atteint car, lorsque nous arrivons au magasin du vélociste (qui nous avait si gentiment dépanné lors de Bordeaux-Paris, lorsque Christian avait eu des soucis avec son dérailleur qui « déraillait »), nous trouvons porte close, le magasin n’existe plus. Nous reprenons donc la route en espérant que notre pneu de secours tienne et que nous n’ayons pas d’autres problèmes.
        Quelques kilomètres après, sur une route que nous avions déjà empruntée  lors de notre Bordeaux – Paris, nous traversons Montigny le Gannelon et admirons une nouvelle fois le château perché sur la colline et qui domine le bourg.
      
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©C. HUORT
Le château de Montigny-le-Gannelon
       A Saint-Hilaire–sur-Yerre nous quittons une route connue et prenons la direction de Châteaudun car, si le soleil nous accompagne toujours, il commence à descendre doucement vers l’horizon. Il est déjà 16 heures et nous allons découvrir une ville où notre périple nous amène pour la première fois et que nous ne connaissons pas. Située sur un éperon rocheux qui domine le Loir, à la limite de trois régions géographiques, le Perche que nous quittons, La Beauce que nous allons parcourir à partir de demain et l’Orléanais que nous laisserons sur notre droite, c’est une localité très riche touristiquement.
        Nous entrons dans la localité par la cavée de la reine, qui n’est pas un chemin creux mais une rue très paisible, puis par la rue du Val Saint-Aignan, nous atteignons le pied du château. Perché sur un piton rocheux, c’était à l’origine une forteresse du XIIème siècle. Transformé à la renaissance en un château confortable on découvre une succession d’éléments d'architecture féodale, gothique et Renaissance d'une authenticité exceptionnelle et la sainte chapelle construite par Pierre d’Orléans « Le Dunois » compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, pour abriter un morceau de la croix du Christ. A l’intérieur de l’aile Dunois se trouve un escalier gothique flamboyant et un autre renaissance. On y trouve également une tenture de dix tapisseries évoquant l’histoire de Moïse. La grosse tour du donjon est l’élément qui rappelle que ce magnifique monument renaissance fut à l’origine une forteresse.
 
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© WikipédiA
Le château de Châteaudun
       La visite de la ville se poursuit par la découverte de maisons à pans de  bois, l’église abbatiale de la Madeleine et le cloître Saint Roch. La place du 18 octobre, baptisée ainsi en référence à la bataille qui s’y est tenue en 1870 contre les prussiens, est une illustration de l’urbanisme néo-classique du siècle des Lumières, tracé par Jules Michel Hardouin Mansart. Sur cette place vous pourrez admirer les façades de l’hôtel de ville et de la poste, ainsi que la fontaine monumentale surmontée d’un phénix, emblème de la ville.
        La rue de la République, où nous devons trouver notre chambre d’hôtes, étant en sens interdit à partir de la place du 18 octobre jusqu'à la rue de Varize, nous partons par la rue Gambetta pour l’atteindre. Il est presque 18 heures quand nous découvrons notre hébergement chez Karine et François-Xavier Getti.
        Présentée sur leur site comme une « vieille maison française en centre ville », entourée de son jardin clos, nous découvrons une splendide bâtisse de IXème siècle début XXème siècle en parfait état.
         C’est Karima qui nous accueille et nous montre notre chambre qui se trouve dans la maison d’hôtes, avec une sortie directe que nous n’aurons pas à utiliser, car nous avons sur place la table d’hôtes. Ce sera la quatrième depuis Poitiers.
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©http://chambresdhotesachateaudun.com
 
La maison d’hôtes Getti à Châteaudun
 
Pour nous, si nous ne dédaignons pas les bons restaurants, les tables d’hôtes sont toujours un moment de convivialité très fort. Il en est de même  ce soir où nous allons faire la connaissance d’Armelle, médecin du travail et amie de la famille ainsi que de Simon, le deuxième fils de la maison, dont le projet est de travailler dans les Eaux et Forêts. Projet bien étudié, documenté et structuré, qu’il nous détaille avec l’enthousiasme de la jeunesse, mais qui ne semble pas avoir convaincu sa maman.
Le repas est excellent, comme toujours avec les tables d’hôtes et la soirée très agréable, comme en famille. Une nuit de repos va nous permettre de nous préparer pour l’étape de demain, nous mènera à Chartres par Bonneval et Dammarie où nous retrouverons « Les Conviv’hôtes ».

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:32
     
 
3ème étape
TOURS – VENDOME
 
    
 
 
e matin le soleil a l’air de vouloir nous tenir compagnie dans notre périple. Notre hôtesse nous a préparé un bon petit déjeuner et après cette nuit de repos, nous sommes prêts à attaquer les coteaux de Vouvray ainsi que les autres difficultés du jour.
 
      Jusqu’à Vouvray nous suivons le bord de Loire et revoyons des paysages et des sites que nous avions déjà vus l’an passé lors de notre voyage au fil de la Loire. L’abbaye de Marmoutier, fondée sur les lieux où saint Martin, proclamé évêque de Tours le 4 juillet 371, aimait se retirer pour prier. Après avoir appartenu à différentes congrégations, Cluny, Saint Maur, Clarisses ce sera finalement les sœurs du Sacré Cœur qui en feront un établissement scolaire catholique.
 
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     ©C. HUORT
 
La lanterne de La Rochecorbon
 
Puis les troglodytes et la Lanterne de Rochecorbon, tour quadrangulaire de dix mètres de hauteur, bâtie en 1095 par Robert des Roches. Consolidée au XVème siècle, elle servait de tour de guet et de fanal pour guider les navigateurs sur La Loire. Vouvray est une localité bien connue des œnologues et des amateurs de bons vins. Le Vouvray est un vin blanc d'appellation d'origine contrôlée Il existe en vin effervescent AOC vouvray mousseux, AOC vouvray pétillant et en non-effervescent, AOC vouvray tranquille, tous trois déclinables en brut, sec, demi-sec et moelleux.
C’est à partir de Vouvray que nous quittons le bord de Loire pour prendre la vallée de la Brenne qui, par Chançay, Reugny et Neuillé-le-Lierre va nous mener à Château-Renault.
Un peu avant Reugny nous longeons le domaine du Château de la Côte du XVIèmesiècle et ses magnifiques jardins, en contrebas de la terrasse soutenue par de puissants contreforts au bout de laquelle se trouve une chapelle possédant un vitrail du XVIème siècle.
 
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  ©C. HUORT
Le château de Pierrefitte
 
Deux kilomètres après Neuillé-le-Lierre, nouvelle arrêt au château de Pierrefitte où se trouve un dolmen. Une allée privée nous mène a un magnifique château du XVème siècle-XIXème sièclemais point de dolmen en vue. Pendant un bon quart d’heure nous nous promenons sur le domaine où les dépendances sont ouvertes, à la recherche de quelqu’un pour nous indiquer l’emplacement du dolmen. Hélas, nous ne rencontrons personne  et nous repartons bredouilles en direction d’Auzouer où une jolie église du XIème siècle, dédiée à Saint-Martin, attire notre attention avec son style roman. Son porche trapu et en saillie est remarquable, les contreforts importants attestent de ce style particulier des églises romanes que l’on retrouve en Saintonge. La façade est ornée d’une horloge très discrète mais bien réelle qui nous indique que nous sommes en retard sur notre progression, comme tous les jours, mais vérification faite avec notre montre, c’est qu’elle ne fonctionne pas ou pour le moins n’est pas à l’heure.
 
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©Google Heart
L’église romane d’Auzouer
 
Six kilomètres encore et nous arrivons à Château-Renault. Il est midi passé et nous devons trouver à manger. Or ici les commerces ferment tôt et c’est difficilement que nous faisons nos achats et découvrons un banc, dans un petit coin au soleil et abrité du vent pour nous sustenter. Nous trouvons quand même un endroit pour boire notre traditionnel café du midi.
Château-Renault est dominé par son donjon du XIIème siècle qui permettait de surveiller le confluent de la Brenne et du Gault. C’est au bord de ces deux rivières qu’au XIXème siècle se développe une activité de tannerie qui sera à l’origine de la trame urbaine actuelle Le château des comtes de Blois abrite la mairie depuis 1962.
Nous quittons sans regret cette localité qui ne nous laissera pas un souvenir inoubliable, ci ce n’est la jolie voie ombragée qui borde la Brenne et qui nous permet de rejoindre Neuville–sur-Brenne, puis Authon, la première localité du Loir-et-Cher que nous abordons.
A l’entrée de la localité nous traversons le Danube, oui, oui, vous avez bien lu ! C'est bien le nom du ruisseau, qui prend sa source vers le château du Frêne, passe sous le cimetière, longe l'église, traverse aujourd'hui, canalisé et couvert, le bourg, puis va se jeter dans la Brenne près de Villechauve, soit un parcours d'environ 5 km. Ensuite nous arrivons à l’église Sain-Hilaire, d’architecture romane qui abrite une cloche en bronze fondue par Husson et Colin en 1808, classée au titre des monuments historiques.
En quittant la localité nous passons au château du Fresne, bâtisse du XXVIIIème siècle construite à l'emplacement d'un manoir érigé aux XIVe et XVèmesiècle, où Anne-Aymone de Brantes, la fille du Comte François de Brantes, se maria dans la chapelle, avec Valéry Giscard d'Estaing, président de la République de 1974 à 1981. Par contre nous ne verrons pas le château de l’Etoile, autre monument de la commune, propriété d’Anne-Aymone Giscard d’Estaing qui n’est pas accessible car gardé discrètement en permanence par des gendarmes.
 
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©CCBG
 
Le château du Fresne à Authon
 
Il est 16 heures quand nous arrivons en vue de Vendôme, ville classée ville d'art et d'histoire et il nous est impossible de tout visiter. Nous profitons d’une vue panoramique sur la ville ancienne depuis les vestiges du château des Bourbon-Vendôme
Au cœur de la vieille ville, l’église abbatiale de la Trinité, fondée par Charles Martel à partir de 1060, est une création majeure de l’art gothique flamboyant. Son clocher indépendant de l’église est remarquable avec ses 80 mètres de hauteur. On quitte l’abbaye par la rue Guesnault et on entre dans la rue de la Renarderie où l’on peut voir des maisons à pan de bois et on arrive place Saint Martin pour contempler le Beffroi. Ancien clocher de l’église Saint Martin qui, affaiblie par diverses transformations à la révolution s’est effondrée en 1854. Par la rue du Change nous arrivons à l’hôtel de ville, ancien collège des Oratoriens, fréquenté pendant sept ans par Honoré de Balzac, mauvais élève qui, pour ses punitions était renfermé dans un réduit de l’hôtel du Saillant où se trouve l’office du tourisme. Par la rue de la Poterie et la rue de la Saulnerie, nous revenons au marché couvert de style Baltard. Nous quittons la vieille ville par la porte d’eau pour rejoindre le faubourg Saint-Bien-Heuré et sortir de la ville pour rejoindre la chambre d’hôtes où nous devons souper et passer la nuit.
 
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©www.panoramio.com
 
La porte d’eau à Vendôme
 
La Bretonnerie est une jolie maison de caractère dans laquelle se trouvent 4 superbes chambres d'hôtes ainsi qu'un gîte Autre avantage de La Bretonnerie, elle est en pleine nature, loin des bruits de la ville, ce qui permet une détente agréable dans un parc de deux hectares. Détail très important, Yves et Claudine Salaun font table d’hôtes, ce qui est très pratique car il n’y a pas besoin de retourner en ville pour chercher un restaurant.
C’est Yves qui nous accueille, il est en train de jardiner et quitte son travail pour nous aider à décharger nos vélos et à les mettre au garage. Il nous conduit à la maison où Claudine nous accompagne à la chambre jaune.
En fait de chambre c’est une suite avec grand lit, salon et salle de bains. Une douche salutaire va nous détendre et nous débarrasser des fatigues de la journée. Après avoir troqué notre tenue cycliste contre des vêtements plus traditionnels, nous redescendons pour découvrir les lieux et nous relaxer au jardin.
Yves nous fait l’honneur de visiter la propriété et entre autre, une splendide salle de réception qui a été aménagée dans l’ancienne étable. Elle a un caractère rustique avec ses poutres apparentes et le fait d’avoir conservé la mangeoire et le râtelier rappelle bien son ancien usage.
 
 
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©La Bretonnerie
 
La Bretonnerie
 
Après la découverte du cadre de Bretonnerie, arrive un moment apprécié de toute journée bien remplie, le repas du soir. Il nous est servi dans la grande salle à manger des maîtres. Précédé d’un apéritif partagé avec nos hôtes, nous dégustons un repas du terroir que l’on sent préparé avec le désir de faire plaisir et de faire découvrir la qualité de produits maison cultivés ou élevés naturellement. C’est la troisième table d’hôtes que nous découvrons en trois jours. Nous y trouvons à chaque fois les ingrédients qui font la différence avec les restaurants.
Hélas, aussi bien que nous soyons avec Yves et Claudine, il nous faut penser à nous reposer. A 22 heures 30 nous prenons congé et regagnons notre « chambre jaune » Demain sera un autre jour où nous allons revoir des lieux découverts  lors de Bordeaux Paris en 2010.
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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 14:30
 
2ème étape
DANGE-SAINT-ROMAIN - TOURS 
  Bonne journée en vue car, dès le réveil, le ciel est bien dégagé. Après les jours de mauvais temps qui ont précédé notre départ, cela nous donne du courage car aujourd’hui l’étape va être une des plus longues du programme. Nous devons partir de bonne heure pour être à proximité de Tours assez tôt dans l’après-midi, à cause des travaux de création d’une ligne de tramway qui perturbe la circulation dans la ville. Seulement, c’est sans compter sur un problème récurant avec les chambres d’hôtes, si on est pressés d’y arriver, il est toujours très difficile d’en repartir. On y est si bien que l’on a de la difficulté à quitter des amis.
 
 
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C. HUORT
« C’est notre chambre ! Pas celle du  Père Noël ! »
 
 
       Le petit déjeuner est aussi bon que le repas d’hier soir et après avoir rechargé les batteries et les vélos, nous voilà à nouveau sur la route, en retard sur nos prévisions comme d’habitude. Nous retrouvons la vallée de la Vienne, et entrons en Indre-et-Loire à Antogny-le-Tillac.
       Rapidement, nous traversons Pussigny et au passage, admirons l’Église Saint-Clair du XIIème siècle, modifiée au XVIIIème siècle et inscrite sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1947
       Un kilomètre avant Pouzay, nous quittons la départementale D 18 qui mène à l’Ile-Bouchard pour traverser la Vienne. Une petite halte sur la place de l’église à Pouzay nous permet de nous approvisionner en boissons (eau bien sûr), à défaut de produits pour le pique nique de midi, chez Jacqueline, petit café épicerie sympathique mais peu achalandé.
       Nous longeons toujours les bords de Vienne jusqu’au village de Trogues où nous marquons une halte car deux routes, sans signalisation particulière, s’offrent à nous. Finalement, une personne âgée sortant du cimetière (d’où elle venait de faire l’entretien d’une tombe) nous indique la bonne direction tout en nous posant les questions traditionnelles, d’où venez-vous ? Et où allez-vous ? Après quelques minutes de bavardage nous repartons en direction de Saint Epain.
 
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C. HUORT
La pharmacie de la croix rouge à Saint Epain…
au début du siècle dernier
 
      Après la traversée de la forêt de Boizé et l’arrivée du soleil, nous entrons dans la localité où nous devons faire tamponner la carte de route et effectuer nos achats pour midi. Ce sera une pharmacie qui servira de justificatif de passage. Mais sur le mur de celle-ci, une plaque attire notre attention. C’est une information touristique rappelant que la pharmacie existe depuis plus de cent ans. On trouve de nombreuses plaques identiques le long des rues. Elles racontent l’histoire des maisons et de la localité.
       Saint-Epain, malgré une impression de bourgade rurale ordinaire, est assez riche historiquement. Le premier monument que l’on voit est l’église, dédiée à Saint Epain qui donna son nom à la ville Construite au XIIème siècle elle fut remaniée au XIIIème et XVèmesiècle et restaurée au XVIIIème siècle. Des fortifications il ne reste plus qu’une tour cylindrique qui défendait la porte ouest qui passe sous l’hôtel de la prévôté. A deux kilomètres à l’écart du bourg, on trouve les ruines du château de Montgoger, détruit par deux incendies, un en 1883 et le second en 1943 lors de l’occupation.
 
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©Jean-Charles GUILLO pour WikipédiA 
 
La tour ronde et l’hôtel de la Prévôté
 
      Ce château n’étant pas sur notre route et notre retard non comblé nous ne nous y rendons pas. Il en sera de même pour la chapelle troglodyte de Notre-Dame-de-Lorette.
       Toutefois nous apprendrons que, comme hier au château de Vayres à Saint-Georges-Lès-Baillargeaux, il est question d’une anecdote qui dit que Jeanne d'Arc, venant de Sainte-Catherine-de-Fierbois pour aller à Chinon voir le roi Charles VII, passa en toute vraisemblance à Saint-Epain le 6 mars 1429et selon une première tradition elle se serait abritée dans la chapelle Notre-Dame-de-Lorette durant une averse ; selon la seconde, elle se serait reposée un instant sous l'un des chênes du parc de Montgoger.
      Dans la Grande Rue, en face de la pharmacie, nous avisons une épicerie qui nous permet de faire nos emplettes pour le repas du midi et nous reprenons notre route en direction de Thilouze. Dans le bourg de Thilouze nous trouvons un abri bus providentiel pour nous faire une salle à manger, banc, abrité du vent et poubelle à proximité. De plus quelques mètres plus bas, Place de l’église, un petit café-restaurant nommé « A la bonn’heure » nous permet de prendre notre café quotidien, sans lequel l’après midi est triste.
       L'Eglise Saint Antoine du Désert a une nef du XIIème siècle et le chœur est du XVème siècle. Le clocher, dont la base date du XIIèmesiècle, présente une flèche de pierre octogonale qui dépasse 43 m. Nous apprendrons que Nicole Avezard, qui joue le rôle de Lucienne Beaujon dans le duo des Vamps passa, dans son enfance, plusieurs fois ses vacances à Thilouze et que des personnages des spectacles portent le nom de personnes habitant ou ayant habité dans la commune.
 
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©leplessisthilouze.com
Le château du Plessis à Thilouze
 
      Quatorze heures, nous quittons Thilouze pour Tours. A la sortie de la localité  nous faisons une halte pour admirer, au bout d’une belle allée bordée d’arbres, le Château du Plessis datant du XVème siècle ; ses ailes sont du XVIIIème siècle, propriété privée il ne se visite pas.
       Quatre kilomètres plus loin nous entrons dans Pont de Ruan. C’est à la sortie de la  localité, juste après avoir passé le pont sur l’Indre que brusquement un bruit identique à un coup de fusil de guerre nous stoppe. Hier soir nous étions bien à la Grenouillère, heureux et paisibles. Aussi avons-nous oublié l’incident de Châtellerault. Le pneu arrière légèrement abimé hier est complètement usé sur le dessus, la chambre à air à nu venait d’éclater. Afin d’alléger le vélo pour pouvoir sortir la roue, il faut retirer les sacoches. Depuis quatre ans Christian promenait un pneu de dépannage à tringle souple qui ne lui avait jamais servi. Aujourd’hui il est le bien venu ainsi que la belle pompe neuve achetée à Agen au mois de juin, après la crevaison de la roue du vélo de Janine, lors de notre randonnée le long du canal de Garonne. (Voir étape Castelsarrasin – Agen, de  Toulouse - Bordeaux)
      Il est presque 16 heures quand nous repartons après remplacement du pneu et de la chambre à air. Par chance une déchèterie située à quelques mètres du lieu de notre crevaison nous permet de nous débarrasser du pneu défectueux et de la chambre à air hors d’usage.
      Nous traversons Ballan-Miré et entrons dans Tours par Joué-Lès-Tours. Aussitôt nous rencontrons les premiers travaux et les premières déviations. Au bout de presque une heure nous tournons en rond tout en respectant les indications du fléchage des travaux. Christian prend la décision de ne plus en tenir compte et de suivre son instinct afin rejoindre la gare de Tours, passer le pont Wilson et rejoindre le quai Paul Bert où nous devons faire étape à la villa Floria.
 
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©Villa Floria
La Villa Floria Tours
 
       La villa Floria ne nous est pas inconnue car en 2011, lors de notre périple le long de la Loire nous avions découvert ce lieu très accueillant sur le bord du fleuve. Nous y sommes accueillis par Laure Menu que nous revoyons avec plaisir.
         Nous retrouvons la même chambre que la première fois, qui a encore été améliorée et toujours le jardin ou après les soucis de cette longue étape il fait bon se détendre. De plus ce soir nous n’avons pas à ressortir car madame Menu est une très bonne cuisinière et après un apéritif pris en compagnie d’une charmante étudiante anglaise qui elle aussi loge sur place, nous savourons un délicieux repas servi avec le sourire par notre hôtesse.
 Ce soir nous ne veillons pas tard car demain nous allons découvrir une nouvelle région et une étape légèrement accidentée.
         
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©Villa Floria                                    
 Vue partielle du jardin de la villa Floria
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:05
  
Janine et Christian, les cycloretraités
vous présentent leurs voeux les plus sincères
pour l'année 2013.
De belles promenades
Une bonne santé et un grand bonheur.
 
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 17:44
 
     Depuis un mois le silence, mais je ne vous avez pas oubliés. Pris par d'autres obligations, toujours cyclotouristiques, je vous ai involontairement privés de la suite du récit de notre voyage de Toulouse à Bordeaux et j'en suis désolé.
 
 
5ème étape
LANGON – BORDEAUX
     
       Ce matin, au moment du départ,  c’est bien une chambre d’hôtes et non un hôtel que nous avons l’impression de quitter tant l’accueil a été chaleureux.  Après une photo souvenir avec  notre hôtesse Annelie, nous reprenons nos vélos pour rejoindre Bordeaux. Nous commençons par nous offrir une balade dans le vignoble situé au nord de Langon et quel vignoble !
 
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© Photo C. HUORT
Le château d’Yquem et une partie de son vignoble
         
      A sept kilomètres de Langon nous quittons la D 116 pour faire une visite à un petit village connu du monde entier, Sauternes. Avant d’y arriver, tout en roulant, nous admirons les coteaux couverts de vignes. Nous faisons une halte au plus grand château produisant le seul vin liquoreux classé premier grand  cru supérieur, le château d’Yquem. Il est considéré comme le plus grand vin du monde. Les millésimes les moins recherchés se vendent aux environs de deux cents euros la bouteille et les plus anciens peuvent atteindre plus de quarante mille euros comme le 1847 par exemple.
       Le château d'Yquem date des XVIe et XVIIe siècles, il a la forme d’un quadrilatère construit autour d'une vaste cour. Classé monument historique en 2003 pour ses décors et peintures (fresques de la chapelle, cheminées et fresques du corps de logis principal) il a été bâti sur l’emplacement d’une forteresse du XIIe  siècle qui dominait la vallée du Ciron.
       Sauternes est une localité de moins de mille habitants qui, avec les communes de Bommes, Fargues, Preignac et Barsac forme le vignoble du sauternais. C’est grâce à un climat particulier dû à l’humidité de la rivière, le Ciron qui favorise la pourriture noble du raisin, que l’on peut obtenir ce vin liquoreux prestigieux. 
 
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Mairie de Sauternes et sa statue
 
      Comme à  Grisolles lors de la première étape, où nous avions trouvé un coq perché sur une croix de mission, ici la particularité est la présence d’une statue de la vierge sur le fronton de la mairie. Ceci est dû au fait que de 1837 à 1902 le bâtiment abritait une école religieuse. En face de la mairie une visite à la maison du Sauternes s’impose car plus de quatre vingt crus du sauternais y sont présenteés et commercialisés bien sûr.
      Nous continuons notre voyage par Landiras où une halte rafraîchissement est la bienvenue, à l’eau évidemment. Deux kilomètres après la sortie du bourg, une pose pour admirer le château et nous filons vers Saint-Michel-de-Rieufret, Saint-Selve où nous faisons une halte photo au château de Montalier qui sert de centre de post soins psychiatriques, puis La Brède.
 
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Photo C. HUORT   
               L’Arrivée à La Brède !
 
 
      A l’entrée de La Brède, ralentissement et embouteillage de voiture. Nous voyons au loin que la route est déviée, ce qui nous inquiète car il est midi et nous avons décidé de manger dans le bourg. De plus nous devons absolument faire tamponner notre carte de route chez un commerçant, ce qui n’est pas toujours évident le dimanche. Arrivés à hauteur du barrage, les voitures ne peuvent pas entrer en ville mais le service d’ordre nous salue et nous dit que nous pouvons passer. Surpris  mais content, nous  entrons et à hauteur de la mairie nous sommes accueillis par une fanfare, une foule endimanchée et un défilé de jeunes gens en tenue de cérémonie. Nous n’avions parlé à personne de notre venue et sommes flattés de cet accueil que nous apprécions.
         Nous savourons ce moment jusqu'à ce que nous apprenions qu’en fait nous assistons à la 173ème édition de la « fête de la Rosière ». La rosière est choisie par un comité représentant tous les corps de métiers de la ville. C’est une jeune fille de 18 ans, native de la commune qui choisi un rosier, un jeune homme de 18 ans également natif de La Brède
          Nous ne saurons pas quels sont les critères retenus pour ce choix et si ils ont évolué depuis que Saint Médard institua cette fête à la fin du Ve siècle et dont la première rosière fut Sainte Médrine, la propre sœur de Saint Médard. La première fête de la Rosière eut lieu à Salency en Picardie où est né le saint.
        La fête commence le vendredi soir avec la remise des clefs de la ville par le maire à la rosière pour la durée de la fête. Le samedi  a lieu la fête foraine et depuis quelques années, la corrida ainsi qu’un festival de Salsa.
 
 
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© Photo C. HUORT
La Rosière et son cortège encadrés par les curieux
 
         Le dimanche, les festivités commencent par une messe avant le défilé autour de la ville avec le maire et le député, précédés de la fanfare. Au monument aux morts est jouée la Marseillaise suivie du dépôt de la gerbe et du discours du maire et terminée par un lâché de ballon, la fête foraine se prolongeant jusqu’au soir.
       C’est François-de-Paule Latapie (1739-1823), naturaliste, familier du château et  auteur d'une « Description de la commune de la Brède », qui voulut cette fête dans son testament en l’honneur de Montesquieu, cette  autre figure de la commune
       Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, connu sous le nom de Montesquieu est né le 18 janvier 1689 à La Brède Ce fut un moraliste et surtout un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières. Auteur entre autres des « lettres persanes » et de « L’esprit des lois », il est considéré comme un des précurseurs de l'organisation politique et sociale sur laquelle les sociétés modernes et politiquement libérales s'appuient.
       La Brède c’est aussi le château où naquit Montesquieu. Le château actuel date du XIVe Siècle mais était à l'origine un château fort de style gothique,  et entouré de douves en eau et pourvu d'un système défensif. Ce château a appartenu à la même famille, celle de Montesquieu, entre le 10e siècle et l'année 2004.
 
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© Jérémie BUCHHOLTZ 
Le château de La Brède demeure de Montesquieu
 
      Pour nous, après la rosière, le pique nique et un petit café au bar au « Cercle de l’Avenir Brèdois » qui a aimablement accepté de rester ouvert un peu plus tard pour nous, Il est temps de partir. Nous nous fions au panneau indiquant la direction Bordeaux plutôt qu’à notre carte. Quatre kilomètres plus loin nous nous retrouvons sur la Nationale 113 au lieu du D 109 censé être plus calme. Heureusement c’est dimanche après midi et comme il fait très chaud la route est pratiquement déserte. Rapidement nous traversons des zones artisanales et industrielles et nous arrivons à Villenave-d’Ornon. La chaleur est de plus en plus accablante, nous sommes en quête d’un "bistrot" où nous pourrions faire une pose à l’ombre tout en nous rafraîchissant, peine perdu car tout est fermé.
        Obsédés par notre soif, au pont de la Maye, nous oublions de tourner à droite pour rejoindre la gare de Bordeaux, terminus de notre voyage à vélo. Nous nous retrouvons dans Talence. Qu'importe, nous continuons, nous avons plus de deux heures avant de prendre le train qui nous ramènera à Poitiers et ce sera l’occasion de visiter la ville. Subitement, comme un mirage dans le désert, nous voyons, sur notre droite ce qui pour nous va être une oasis, un Mac Donald.
       En un clin d’œil, les vélos sont stationnés, bien en vue quand même, même s'il n'y a pratiquement personne dans les rues. C'est avec un plaisir indescriptible que nous nous rafraîchissons. Il fait si frais que nous nous éternisons plus que de raison, mais nous n’avons pas d’état d’âme, car nous ne gênons pas les autres clients. Seuls quelques jeunes gens sont installés en terrasse, sous les parasols.
 
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© Photo C. HUORT
Vue partielle de la gare Saint Jean à bordeaux
 
        Bien que l’on nous ait dit que nous ne pourrions pas atteindre la gare par cette route, nous repartons. Quatre cents mètres plus loin, un panneau nous indique la direction de la gare à droite. Nous nous engageons dans la rue Pelleport, petite voie toute droite dotée d’une piste cyclable, qui va nous mener directement à notre destination en quelques minutes.
      Comme nous disposons de temps et que nous avons à faire valider nos cartes de route, nous nous installons à la terrasse ombragée du restaurant « Le Printemps » pour nous détendre, continuer à étancher notre soif et savourer l’instant de bonheur qui suit la fin du voyage ou presque.
 
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