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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:40
 
4ème étape
VENDOME – CHATEAUDUN
Depuis le départ de la randonnée, nous n’arrivons pas à respecter l’horaire de départ prévu. Il en est de même aujourd’hui. Le petit déjeuner est si copieux que l’on a toujours peur de contrarier nos hôtes en ne faisant pas honneur à tout ce qui nous est proposé. Plus important aussi, on n’est pas pressés de quitter de nouveaux amis.
 
 
Jardin-la-bretonnerie.jpg
©La Bretonnerie
Le parc de La Bretonnerie
       Il est onze heures quand nous arrivons à hauteur de Fréteval, au pied du donjon du château construit au XIème siècle. C’est en ces lieux que, lors de la bataille de Fréteval en 1194 entre Richard-cœur-de-lion et Philippe-Auguste, ce dernier perdit les sceaux de France, trésor et archives royales. Philippe Auguste fut contraint de reconstituer ses archives et confia cette mission à frère Guérin, qui créa le trésor des Chartes où furent déposés à partir de 1195 les registres et archives particulières de la couronne royale. Philippe Auguste fit élever Guérin, dès 1201, à la dignité de garde des sceaux, devenant ainsi le premier garde des sceaux, chargé de conserver les sceaux et les archives royales, pendant la vacance de la chancellerie ; il obtiendra le titre de chancelier en 1223, sous Louis VIII.
Sceau_Philippe_Auguste.jpg
 
PHILLIPVS DEI GRATIA FRANCORUM REX
(Philippe, par la grâce de Dieu roi des Francs).
Sceau de Philippe Auguste : on note la fleur de lys dans la main droite,
Paris, Archives nationales

      
Comme les autres jours, nous sommes en retard sur notre tableau de marche. Nous continuons en direction de Morée où nous avons prévu de faire nos achats pour le pique nique de la journée. Dans le bourg on trouve la boulangerie de la place Pascal Piedallu, cela ne s’invente pas. Personnage surement illustre pour avoir droit à une place, mais dont nous ne pourrons pas connaître les mérites ou les exploits. Pour l’instant notre intérêt se borne à la boulangerie qui fait des sandwichs, de la boisson et de la pâtisserie, en bref tout ce qu’il faut pour notre bonheur. Comme il fait beau nous décidons de nous avancer la plus possible en direction de Cloyes-sur-le-Loir où nous pensons pouvoir prendre notre petit café.
       Nos achats dans la sacoche, nous repartons avec l’espoir de trouver un petit coin sympathique pour notre halte de midi, qui devrait se situer vers 12 heures 30. C’était sans compter que, pris par notre recherche, nous nous retrouvons deux kilomètres plus loin à Saint-Hilaire-la-Gravelle, alors que nous devons aller vers le hameau de Villepot. Demi tour et huit cent mètres plus loin nous retrouvons notre chemin. Là par contre, nous nous retrouvons sur une route bien dégagée sans le moindre endroit pour faire une halte. Ce ne sera que six kilomètres plus loin, dans le village du petit Vernouillet, que nous trouvons une aire de pique nique aménagée et ombragée qui fait notre bonheur. Ceci d’autant plus que la faim commence à se faire sentir, normal il est déjà treize heures  et le petit déjeuner n’est plus qu’un bon mais lointain souvenir.
Aire-de-Vernouillet-copie.jpg
©Google Heart
L’aire de pique nique du petit-Vernouillet
       Treize heures quarante cinq, après trois quart d’heure de pause, nous repartons pour Cloyes-sur-le-Loir, qui n’est qu’à six kilomètres, avec un double objectif : Boire un café et faire remplacer le pneu arrière du vélo de Christian, lequel depuis Pont-de-Roan, lors de notre deuxième étape, roule avec un pneu de 23, prévu pour les vélos de compétition, à qui il fait supporter des charges bien au dessus de ce qu’il devrait subir. Courageux pneu qui semble accepter son sort sans chercher à nous contrarier.
       Nous arrivons enfin au moulin de Cloyes, restaurant et chambres d’hôtes, où nous avions déjà logé lors de notre Bordeaux-Paris. Bien que ne faisant pas bar, quand nous lui rappelons que nous connaissons la maison, la patronne accepte de nous servir deux petits noirs.
  
    
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©C. HUORT
Le Moulin de Cloyes-sur-le-Loir
       Ancien moulin à grains au fil du Loir reconverti, il propose dans un cadre harmonieux et bucolique, cinq chambres d’hôtes et un restaurant qui fait également galerie d’art. L’équipe du Moulin organise des dîners-spectacles et dispose de salles pour noces et banquets. On ne peut quitter le lieu sans faire une visite à la boutique de produits locaux, vins et charcuterie ainsi que produits artisanaux.
         Pour nous le deuxième objectif ne sera pas atteint car, lorsque nous arrivons au magasin du vélociste (qui nous avait si gentiment dépanné lors de Bordeaux-Paris, lorsque Christian avait eu des soucis avec son dérailleur qui « déraillait »), nous trouvons porte close, le magasin n’existe plus. Nous reprenons donc la route en espérant que notre pneu de secours tienne et que nous n’ayons pas d’autres problèmes.
        Quelques kilomètres après, sur une route que nous avions déjà empruntée  lors de notre Bordeaux – Paris, nous traversons Montigny le Gannelon et admirons une nouvelle fois le château perché sur la colline et qui domine le bourg.
      
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©C. HUORT
Le château de Montigny-le-Gannelon
       A Saint-Hilaire–sur-Yerre nous quittons une route connue et prenons la direction de Châteaudun car, si le soleil nous accompagne toujours, il commence à descendre doucement vers l’horizon. Il est déjà 16 heures et nous allons découvrir une ville où notre périple nous amène pour la première fois et que nous ne connaissons pas. Située sur un éperon rocheux qui domine le Loir, à la limite de trois régions géographiques, le Perche que nous quittons, La Beauce que nous allons parcourir à partir de demain et l’Orléanais que nous laisserons sur notre droite, c’est une localité très riche touristiquement.
        Nous entrons dans la localité par la cavée de la reine, qui n’est pas un chemin creux mais une rue très paisible, puis par la rue du Val Saint-Aignan, nous atteignons le pied du château. Perché sur un piton rocheux, c’était à l’origine une forteresse du XIIème siècle. Transformé à la renaissance en un château confortable on découvre une succession d’éléments d'architecture féodale, gothique et Renaissance d'une authenticité exceptionnelle et la sainte chapelle construite par Pierre d’Orléans « Le Dunois » compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, pour abriter un morceau de la croix du Christ. A l’intérieur de l’aile Dunois se trouve un escalier gothique flamboyant et un autre renaissance. On y trouve également une tenture de dix tapisseries évoquant l’histoire de Moïse. La grosse tour du donjon est l’élément qui rappelle que ce magnifique monument renaissance fut à l’origine une forteresse.
 
280px-Chateaudun_Chateau_06.jpg
© WikipédiA
Le château de Châteaudun
       La visite de la ville se poursuit par la découverte de maisons à pans de  bois, l’église abbatiale de la Madeleine et le cloître Saint Roch. La place du 18 octobre, baptisée ainsi en référence à la bataille qui s’y est tenue en 1870 contre les prussiens, est une illustration de l’urbanisme néo-classique du siècle des Lumières, tracé par Jules Michel Hardouin Mansart. Sur cette place vous pourrez admirer les façades de l’hôtel de ville et de la poste, ainsi que la fontaine monumentale surmontée d’un phénix, emblème de la ville.
        La rue de la République, où nous devons trouver notre chambre d’hôtes, étant en sens interdit à partir de la place du 18 octobre jusqu'à la rue de Varize, nous partons par la rue Gambetta pour l’atteindre. Il est presque 18 heures quand nous découvrons notre hébergement chez Karine et François-Xavier Getti.
        Présentée sur leur site comme une « vieille maison française en centre ville », entourée de son jardin clos, nous découvrons une splendide bâtisse de IXème siècle début XXème siècle en parfait état.
         C’est Karima qui nous accueille et nous montre notre chambre qui se trouve dans la maison d’hôtes, avec une sortie directe que nous n’aurons pas à utiliser, car nous avons sur place la table d’hôtes. Ce sera la quatrième depuis Poitiers.
Maison-hotes-Getti.jpg 
©http://chambresdhotesachateaudun.com
 
La maison d’hôtes Getti à Châteaudun
 
Pour nous, si nous ne dédaignons pas les bons restaurants, les tables d’hôtes sont toujours un moment de convivialité très fort. Il en est de même  ce soir où nous allons faire la connaissance d’Armelle, médecin du travail et amie de la famille ainsi que de Simon, le deuxième fils de la maison, dont le projet est de travailler dans les Eaux et Forêts. Projet bien étudié, documenté et structuré, qu’il nous détaille avec l’enthousiasme de la jeunesse, mais qui ne semble pas avoir convaincu sa maman.
Le repas est excellent, comme toujours avec les tables d’hôtes et la soirée très agréable, comme en famille. Une nuit de repos va nous permettre de nous préparer pour l’étape de demain, nous mènera à Chartres par Bonneval et Dammarie où nous retrouverons « Les Conviv’hôtes ».


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