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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:32
     
 
3ème étape
TOURS – VENDOME
 
    
 
 
e matin le soleil a l’air de vouloir nous tenir compagnie dans notre périple. Notre hôtesse nous a préparé un bon petit déjeuner et après cette nuit de repos, nous sommes prêts à attaquer les coteaux de Vouvray ainsi que les autres difficultés du jour.
 
      Jusqu’à Vouvray nous suivons le bord de Loire et revoyons des paysages et des sites que nous avions déjà vus l’an passé lors de notre voyage au fil de la Loire. L’abbaye de Marmoutier, fondée sur les lieux où saint Martin, proclamé évêque de Tours le 4 juillet 371, aimait se retirer pour prier. Après avoir appartenu à différentes congrégations, Cluny, Saint Maur, Clarisses ce sera finalement les sœurs du Sacré Cœur qui en feront un établissement scolaire catholique.
 
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     ©C. HUORT
 
La lanterne de La Rochecorbon
 
Puis les troglodytes et la Lanterne de Rochecorbon, tour quadrangulaire de dix mètres de hauteur, bâtie en 1095 par Robert des Roches. Consolidée au XVème siècle, elle servait de tour de guet et de fanal pour guider les navigateurs sur La Loire. Vouvray est une localité bien connue des œnologues et des amateurs de bons vins. Le Vouvray est un vin blanc d'appellation d'origine contrôlée Il existe en vin effervescent AOC vouvray mousseux, AOC vouvray pétillant et en non-effervescent, AOC vouvray tranquille, tous trois déclinables en brut, sec, demi-sec et moelleux.
C’est à partir de Vouvray que nous quittons le bord de Loire pour prendre la vallée de la Brenne qui, par Chançay, Reugny et Neuillé-le-Lierre va nous mener à Château-Renault.
Un peu avant Reugny nous longeons le domaine du Château de la Côte du XVIèmesiècle et ses magnifiques jardins, en contrebas de la terrasse soutenue par de puissants contreforts au bout de laquelle se trouve une chapelle possédant un vitrail du XVIème siècle.
 
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  ©C. HUORT
Le château de Pierrefitte
 
Deux kilomètres après Neuillé-le-Lierre, nouvelle arrêt au château de Pierrefitte où se trouve un dolmen. Une allée privée nous mène a un magnifique château du XVème siècle-XIXème sièclemais point de dolmen en vue. Pendant un bon quart d’heure nous nous promenons sur le domaine où les dépendances sont ouvertes, à la recherche de quelqu’un pour nous indiquer l’emplacement du dolmen. Hélas, nous ne rencontrons personne  et nous repartons bredouilles en direction d’Auzouer où une jolie église du XIème siècle, dédiée à Saint-Martin, attire notre attention avec son style roman. Son porche trapu et en saillie est remarquable, les contreforts importants attestent de ce style particulier des églises romanes que l’on retrouve en Saintonge. La façade est ornée d’une horloge très discrète mais bien réelle qui nous indique que nous sommes en retard sur notre progression, comme tous les jours, mais vérification faite avec notre montre, c’est qu’elle ne fonctionne pas ou pour le moins n’est pas à l’heure.
 
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©Google Heart
L’église romane d’Auzouer
 
Six kilomètres encore et nous arrivons à Château-Renault. Il est midi passé et nous devons trouver à manger. Or ici les commerces ferment tôt et c’est difficilement que nous faisons nos achats et découvrons un banc, dans un petit coin au soleil et abrité du vent pour nous sustenter. Nous trouvons quand même un endroit pour boire notre traditionnel café du midi.
Château-Renault est dominé par son donjon du XIIème siècle qui permettait de surveiller le confluent de la Brenne et du Gault. C’est au bord de ces deux rivières qu’au XIXème siècle se développe une activité de tannerie qui sera à l’origine de la trame urbaine actuelle Le château des comtes de Blois abrite la mairie depuis 1962.
Nous quittons sans regret cette localité qui ne nous laissera pas un souvenir inoubliable, ci ce n’est la jolie voie ombragée qui borde la Brenne et qui nous permet de rejoindre Neuville–sur-Brenne, puis Authon, la première localité du Loir-et-Cher que nous abordons.
A l’entrée de la localité nous traversons le Danube, oui, oui, vous avez bien lu ! C'est bien le nom du ruisseau, qui prend sa source vers le château du Frêne, passe sous le cimetière, longe l'église, traverse aujourd'hui, canalisé et couvert, le bourg, puis va se jeter dans la Brenne près de Villechauve, soit un parcours d'environ 5 km. Ensuite nous arrivons à l’église Sain-Hilaire, d’architecture romane qui abrite une cloche en bronze fondue par Husson et Colin en 1808, classée au titre des monuments historiques.
En quittant la localité nous passons au château du Fresne, bâtisse du XXVIIIème siècle construite à l'emplacement d'un manoir érigé aux XIVe et XVèmesiècle, où Anne-Aymone de Brantes, la fille du Comte François de Brantes, se maria dans la chapelle, avec Valéry Giscard d'Estaing, président de la République de 1974 à 1981. Par contre nous ne verrons pas le château de l’Etoile, autre monument de la commune, propriété d’Anne-Aymone Giscard d’Estaing qui n’est pas accessible car gardé discrètement en permanence par des gendarmes.
 
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©CCBG
 
Le château du Fresne à Authon
 
Il est 16 heures quand nous arrivons en vue de Vendôme, ville classée ville d'art et d'histoire et il nous est impossible de tout visiter. Nous profitons d’une vue panoramique sur la ville ancienne depuis les vestiges du château des Bourbon-Vendôme
Au cœur de la vieille ville, l’église abbatiale de la Trinité, fondée par Charles Martel à partir de 1060, est une création majeure de l’art gothique flamboyant. Son clocher indépendant de l’église est remarquable avec ses 80 mètres de hauteur. On quitte l’abbaye par la rue Guesnault et on entre dans la rue de la Renarderie où l’on peut voir des maisons à pan de bois et on arrive place Saint Martin pour contempler le Beffroi. Ancien clocher de l’église Saint Martin qui, affaiblie par diverses transformations à la révolution s’est effondrée en 1854. Par la rue du Change nous arrivons à l’hôtel de ville, ancien collège des Oratoriens, fréquenté pendant sept ans par Honoré de Balzac, mauvais élève qui, pour ses punitions était renfermé dans un réduit de l’hôtel du Saillant où se trouve l’office du tourisme. Par la rue de la Poterie et la rue de la Saulnerie, nous revenons au marché couvert de style Baltard. Nous quittons la vieille ville par la porte d’eau pour rejoindre le faubourg Saint-Bien-Heuré et sortir de la ville pour rejoindre la chambre d’hôtes où nous devons souper et passer la nuit.
 
Porte-deau-Vendome.jpg 
©www.panoramio.com
 
La porte d’eau à Vendôme
 
La Bretonnerie est une jolie maison de caractère dans laquelle se trouvent 4 superbes chambres d'hôtes ainsi qu'un gîte Autre avantage de La Bretonnerie, elle est en pleine nature, loin des bruits de la ville, ce qui permet une détente agréable dans un parc de deux hectares. Détail très important, Yves et Claudine Salaun font table d’hôtes, ce qui est très pratique car il n’y a pas besoin de retourner en ville pour chercher un restaurant.
C’est Yves qui nous accueille, il est en train de jardiner et quitte son travail pour nous aider à décharger nos vélos et à les mettre au garage. Il nous conduit à la maison où Claudine nous accompagne à la chambre jaune.
En fait de chambre c’est une suite avec grand lit, salon et salle de bains. Une douche salutaire va nous détendre et nous débarrasser des fatigues de la journée. Après avoir troqué notre tenue cycliste contre des vêtements plus traditionnels, nous redescendons pour découvrir les lieux et nous relaxer au jardin.
Yves nous fait l’honneur de visiter la propriété et entre autre, une splendide salle de réception qui a été aménagée dans l’ancienne étable. Elle a un caractère rustique avec ses poutres apparentes et le fait d’avoir conservé la mangeoire et le râtelier rappelle bien son ancien usage.
 
 
  La-bretonnerie-Vendome.jpg 
©La Bretonnerie
 
La Bretonnerie
 
Après la découverte du cadre de Bretonnerie, arrive un moment apprécié de toute journée bien remplie, le repas du soir. Il nous est servi dans la grande salle à manger des maîtres. Précédé d’un apéritif partagé avec nos hôtes, nous dégustons un repas du terroir que l’on sent préparé avec le désir de faire plaisir et de faire découvrir la qualité de produits maison cultivés ou élevés naturellement. C’est la troisième table d’hôtes que nous découvrons en trois jours. Nous y trouvons à chaque fois les ingrédients qui font la différence avec les restaurants.
Hélas, aussi bien que nous soyons avec Yves et Claudine, il nous faut penser à nous reposer. A 22 heures 30 nous prenons congé et regagnons notre « chambre jaune » Demain sera un autre jour où nous allons revoir des lieux découverts  lors de Bordeaux Paris en 2010.

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commentaires

testing omni tech support 31/10/2014 12:41

I had visited almost all places at this country. I have seen most of the corners from now and this can be received in a normal way like this please tell me how can we do this in real.