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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 15:14
 
Mardi 14 juin : Le ciel est gris et s’il n’a pas l’intention de nous tomber sur la tête, il semble avoir celle de nous gratifier d’une douche. Nous prenons le petit déjeuner servi par notre hôtesse, dans le grand salon. Nouvelle occasion d’admirer les collections exposées. après quelques échanges avec les autres personnes ayant passé la nuit au Balcon Bleu. Il est neuf heures ce matin lorsque nous quittons Turquant par une petite route qui longe des maisons et des chais troglodytes et nous rejoignons la route qui nous amène à Montsoreau. Halte obligatoire dans cette localité de 600 habitants, connue notamment par le roman d’Alexandre Dumas "La Dame de Monsoreau". Montsoreau garde encore aujourd’hui un patrimoine historique hors norme, son château, ses caves troglodytiques, ses vins, ainsi que sa champignonnière
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Le château de la Dame de Monsoreau
Le château de Montsoreau, de style féodal et renaissance se situe à un emplacement stratégique, à la confluence de la Vienne et de la Loire et à l'intersection de 3 régions, l'Anjou, le Poitou et la Touraine. Le nom de Montsoreau apparaît pour la première fois dans une charte de 1089 sous la forme «castrum de Monte Sorello». Il est alors la propriété de Guillaume de Montsoreau, En 1152, il est assiégé par Henri II Plantagenêt.
En 1213, le château passe à la famille Savary, à la suite d'une union entre cette famille et les Montsoreau, puis à la famille de Craon, vicomtes de Châteaudun, en 1374. Il passe ensuite à famille Chabot et enfin, à la famille de Chambes à l'occasion du mariage de Jeanne Chabot, héritière, et Jean II de Chambes le 17 mars 1445. C'est lui, conseiller du roi de France Charles VII qui a fait construire l'actuel château au XVe siècle.
Alexandre Dumas a rendu célèbre le nom de Monsoreau (orthographié sans t) dans son roman La Dame de Monsoreau, qui met en scène les amours contrariées de Diane de Méridor, de son vrai nom Françoise de Maridor, épouse de Charles de Chambes, comte de Monsoreau, et de son amant Louis de Bussy d'Amboise.
Au XVIIe siècle, le château passe à la famille de Souches. En 1804, il est revendu à 19 propriétaires négligents qui en feront un entrepôt. En 1910, le conseil général de Maine-et-Loire achète le château et entreprend de le restaurer entre 1923 et 1932. Après les dernières restaurations en 1999, le château ouvre de nouveau au public le 6 juillet 2001 et présente un parcours son et lumière.
Les Champignonnières : L'exploitation d'une belle pierre à bâtir, le tuffeau, fit passer brutalement la localité de 600 à plus de 1000 habitants, chiffre maintenu pendant le premier quart du XIXème siècle. Cette pierre-miracle, facile à travailler, s'épuisa peu à peu et les travailleurs de la pierre quittèrent la région. La population diminua ainsi pour se stabiliser enfin aux environs de 600 personnes. Cependant, les galeries ouvertes pour l’exploitation du tuffeau permirent ensuite d’abriter des cultures de champignons, dits "de Paris".
Avant de quitter Montsoreau, une promenade s’impose rue des Maumonnières et ruelle des Perreyeurs pour voir les maisons troglodytes. Avec un peu de chance, des riverains assez aimables accepterons de vous faire visiter. Pour nous il est l’heure de continuer et de quitter la région des vins de Saumur pour celle non moins prestigieuse des vins de Chinon.
Nous sommes assez rapidement au pied de la centrale nucléaire de Chinon qui a été la première d’une grande série. Après la traversée du pont sur la Loire, à Port-Boulet nous optons pour la levée rive droite en direction de Langeais. Nous laissons sur notre droite, à quatre kilomètres les coteaux de Bourgueil et surtout de Saint-Nicolas-de-Bourgueil vin préféré de Janine.
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Le château de Langeais
Nous atteignons Villandry peu avant treize heures et trouvons un banc pour nous servir de salle à manger. Après avoir été boire un café et fait tamponner nos cartes de route nous visitons cette localité d’environ mille habitants connue du monde entier grâce à son château et surtout ses jardins
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Photo Chateau de villandry          
Le Château de Villandry
Villandry, achevé vers 1536 est le dernier des grands Châteaux de la Loire bâti près des bords de Loire à l’époque de la Renaissance. Le Château de Villandry fut construit par le ministre des finances de François Ier, Jean le Breton qui avait supervisé l’édification de Chambord et qui avait été ambassadeur à Rome, où il avait pu étudier à loisir l’art des jardins. Ses descendants conservèrent le Château de Villandry jusqu’en 1754, date à laquelle il devint la propriété du Marquis de Castellane qui fit construire, entre autres, les dépendances de style classique du Château. Au XIXème siècle, le jardin traditionnel fut déstructuré pour créer un parc à l’anglaise.
En 1906, la propriété de Villandry fut achetée par le Docteur Joachim Carvallo qui abandonna une brillante carrière scientifique pour se consacrer pleinement au Château et à ses jardins. Il restitua alors au château ses jardins Renaissance.
Les Jardins de Villandry sont étagés sur trois niveaux. Au niveau supérieur, le jardin d’eau est composé d’un vaste cloître de tilleuls, où un miroir d’eau rassemble les eaux nécessaires à l’irrigation des jardins et à l’alimentation des fontaines. Le deuxième niveau, le jardin d’ornement, est formé de trois parties : le « Jardin d’Amour », le « Jardin de la musique » et le « Jardin des simples » aux plantes aromatiques et médicinales. Enfin, le potager décoratif s’étend sur près d’un hectare. Il voit ses plantations renouvelées deux fois par an, au printemps et en été.
Depuis ce matin, nous rencontrons énormément de cyclotouristes dont une majorité d'étrangers. En particulier un groupe de plus de vingt italiens qui remontent vers Tours. Nous rencontrons également beaucoup de couples qui circulent avec des vélos qui n'ont rien à voir avec ceux du Tour de France. Cela démontre qu'il n'y a pas besoin d'un vélo sur mesure en carbone pour découvrir le vrai cyclotourisme. Notre seul regret est de ne rencontrer que des non licenciés. Nous croisons pourtant des cyclistes pressés et sûrement muets, arborant de magnifiques maillots portant le même emblème que sur notre licence. Les étrangers et les autres sont plus courtois et polis. Un petit signe de la main ou un bonjour ne font pas baisser la moyenne.
Quinze heures trente sonnent quand nous repartons vers Tours, notre ville étape pour ce soir. Nous longeons le Cher, passons à Savonnières où se trouvent les grottes pétrifiantes. On y découvre des paysages insoupçonnés avec d’étincelantes concrétions, des draperies, des stalactites, un lac souterrain, des cascades pétrifiantes et une originale reconstitution de la faune préhistorique. Puis c’est La Riche qui est la ville où vécu Ronsard au Prieuré de Saint-Cosme. Mais nous ne prenons pas le temps d’aller voir si la rose… et rentrons dans Tours par la levée. Pour éviter la ville par elle-même nous traversons la Loire au pont Napoléon et nous rallions le quai Paul Bert où nous allons passe la nuit dans une chambre d’hôtes.
Tours est une grande ville, mais le plus pittoresque reste la vielle ville dans laquelle se blotti la Cathédrale Saint-Gatien, mais aussi la basilique Saint Martin, le prieuré Saint-Eloi, sans oublier le château dont l’origine remonte au XIe siècle.
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Photo villa Floria               
La villa Floria
La Villa Floria est notre gite pour la soirée, une villa splendide, des années trente. Nous sommes accueillis par Laure la maitresse de maison qui nous montre la chambre splendide ainsi que l’accès au jardin dont nous avons une vue magnifique de la chambre. Ce soir nous avons table d’hôtes et quelle table... Laure étant une grande cuisinière et les mets accompagnés d’un superbe vin de Touraine. Hé oui, car maintenant nous sommes dans le vignoble de Touraine puisque demain matin nous allons passer à Vouvray. Notre plus grand plaisir est de partager le repas avec nos hébergeurs, cela permet d’apprendre plein de choses et entre autre les petites curiosités locales cachées à découvrir et recevoir des conseils sur l’itinéraire à suivre, plutôt sur la rive droite plus roulante que sur la rive gauche, moins intéressante.
C’est toujours agréable et reposant de passer des soirées comme cela où nous sommes pour ainsi dire en famille et où l’accueil est plus convivial que dans les restaurants aussi prestigieux soient-ils, même si leur accueil est chaleureux.

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commentaires

Philippe 29/08/2011 15:07



Oui, j'ai plusieurs souhaits :


- Je souhaiterais que, dans un club de cyclotouristes, le mot "touriste" soit pris en compte. Qu'il y ait une section de cyclo-campeurs, que soit organisée des randonnées avec visites
de tel ou tel bâtiment, édifice ou autres... eco-musée, artisanat, etc... (Au lieu d'organiser des sorties fléchées ou il faut rentrer avant midi sinon plus de sandwiches et plus de bières,
ou l'on prends un malin plaisir de multiplier les côtes et ou l'on adresse la parole qu'à des gens roulant en groupe sur des vélos profilés avec des maillots bariolés à qui l'on distribue des
coupes parce qu'ils sont les plus nombreux...)


- Un club ou il n'y aurait pas/plus de notions de compétitions ni de performances...


Bref, j'en ai beaucoup à dire... Je suis très déçu des "cyclotouristes".


Mais, bon, je peux rêver encore...



Philippe 29/08/2011 09:47



Ben, ça c'est de la documentation.


Oui, moi aussi, je me suis souvent demandé ce qui pousse les gens, après une semaine de boulot, à rouler sur un vélo le nez au dessus de la roue avant.


Je voulais même m'inscrire dans un club de "cyclotouristes". Je me suis fais "rembarré" à la première sortie parce que je ne roulais pas assez vite. Je n'y suis jamais retourné.


Bonne route à toi Christian. Et tu as raison : le vin est bon.



cycloretraite 29/08/2011 12:32



Je connais bien le problème car licencié FFCT, ancien président e club, et de Comité départemental. Je fais partie de la commission fédérale "Relation avec les Structures" et travaille sur
l'accueil dans les clubs ainsi qu' à la création de clubs nouveaux.Nous avons pour objectif de faire admettre les différentes formes de pratiques du VTC à la grande randonnée, tout en passant par
la pratique du dimanche autour du clocher du village. Nous avons des outils pour cela Notamment dans le club de Dunkerque. Je suis preneur des ssouhait des gens non licenciés. (Savoir ce qu'ils
voudraient trouver dans un club.


Merci pour les compliments



jean-françois 28/08/2011 23:06



Bel article .


Les cyclistes avec des vélos en carbone disent rarement bonjour en nous croisant  ou en nous doublant (on ne mélange pas les torchons et les serviettes ... )


je vois que Janine aime les bonnes choses