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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 17:08
EPILOGUE
ou
Retour au bercail
 
      Il est  un peu plus de 17 heures quand nous entrons dans la gare de Bordeaux Saint Jean, appelée couramment « Gare Saint Jean ».
     Construite à partir de 1855 par la compagnie du Midi elle fut terminée en 1898. C’est la plus grande gare de la région. La salle des départs du XIXe siècle est immense et construite sur deux niveaux. La verrière qui surplombe les voies est la plus grande d’Europe et des plaques posées sur les piliers nous indiquent qu’elle a été réalisée par l’entreprise Daydé & Pillé et non par Gustave Eiffel qui lui, avait réalisé le pont ferroviaire Saint Jean, appelé aussi Passerelle Eiffel, aujourd’hui remplacé par un ouvrage à quatre voies, et celui de Saint-André-de-Cubzac. La gare et la verrière sont classées au titre des monuments historiques depuis décembre 1984
  
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© photo WikipédiA  
Rez-de-chaussée de la salle des départs
   
       Pour nous, le problème à résoudre est de savoir comment nous allons accéder au quai avec nos vélos. Nous savons que si le train est au quai 1,2 ou 3, il existe une rampe d’accès depuis le souterrain, lequel est accessible par un ascenseur suffisamment grand  pour recevoir un vélo avec ses sacoches.
       Vingt minutes avant le départ, notre train est affiché quai 3. Nous sommes sauvés, nous pourrons aller jusqu’au wagon sans avoir à gravir d'escaliers. Arrivés sur le quai, nous cherchons le repère en face duquel le wagon 11 doit s’arrêter. Le train se met en place cinq minutes avant le départ et beaucoup de monde attend pour monter dans cette voiture. Le problème, c’est que la voiture 11 n’est pas au bon repère. Petite course des voyageurs et quand tout le monde est monté nous entreprenons de hisser nos engins. Jeanine monte la première pour récupérer les sacoches sans souci. Ensuite nous montons le premier vélo mais, au moment ou elle veut le mettre dans l’emplacement prévu à cet effet, les sièges que l’on veut relever son occupés par des voyageurs, dont une dame qui refuse de céder la place, arguant quelle a un billet pour cette voiture et cette place.
 
800px-Bordeaux_-_Gare_Saint-Jean_1.jpg
 © photo WikipédiA    
Verrière de la gare Saint-Jean.
 
          Nous montons le deuxième vélo que nous mettons dans le couloir pour ne pas retarder le départ du train. La discussion continue mais la dame ne cède pas. Finalement, nous lui proposons de prendre une place libre quelle accepte avec un regard à faire fuir un crocodile ou un alligator, ce qui est caïman pareil, mais d’autres voyageurs ont des titres de transport sans place désignée.
     Au bout de dix bonnes minutes, le contrôleur averti arrive et explique que l’emplacement est bien pour les bicyclettes, qui ont aussi un titre de transport. Finalement il installe les passagers en surbooking dans la partie première classe jusqu’à la fin de leur voyage, à condition qu’à l’arrêt d’Angoulême personne n’ait fait la réservation de ces places.
     Avec beaucoup de diplomatie et un peu de fermeté, le contrôleur arrive à satisfaire tout le monde et nous pouvons enfin installer nos destriers en toute sécurité et ainsi éviter qu’ils gênent les autres usagers. Néanmoins, notre voyageuse têtue garde un visage dépourvu d’expression, se vengeant sur un paquet de petits gâteaux qui ne sont pour rien dans cette affaire et qui, malgré leur douceur, n’arriveront pas à dérider la dame.
 
      Pour nous le voyage n’est pas fini et notre anxiété monte à l’approche de la gare de Poitiers. Si lors du voyage aller, vers Toulouse, l’accueil et le service en gare avait été parfait, nous ne pouvons pas oublier les déconvenues que nous avons connues dans cette gare lors d’autres retour de randonnées ( voir Epilogue Pornic Nevers). Il n’en sera rien, bien au contraire. A l’ouverture de la porte, un agent fait sortir les voyageurs et nous descend nos vélos le temps que nous récupérons nos sacoches dans le porte-bagages. Il nous demande de l’attendre car il doit s’occuper d’installer un passager handicapé avant de pouvoir s’occuper de nous. Quelques minutes plus tard, le train étant reparti et sa mission accomplie il revient vers nous toujours aussi aimable. Il nous fait passer par le passage à niveau réservé au service après la procédure d’usage et s’être assuré que nous pouvons traverser en toute sécurité. Tout en devisant et en s’informant sur notre randonnée il nous accompagne jusque que dans le hall de la gare et nous le quittons après l'avoir remercié et donné une chaleureuse poignée de main.
 
      Nous reprenons nos bicyclettes pour les quelques kilomètres qui nous séparent de la maison , tout en nous étonnant du changement radical de l’accueil en gare de Poitiers. Nous confirmons donc la devise  qui dit : « Avec la SNCF tout est possible » et c’est heureux. Cela restera dans notre mémoire et sera rangé au rayon des merveilleux souvenirs ramenés de nos randonnées  qui sont des temps privilégiés pour les collectionner.
 
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