Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 17:36
 

1ère étape

PORNIC - LE PELLERIN

Ce matin le ciel est couvert et une pluie fine tombe sur Pornic. La météo nous a annoncé un risque de précipitation de 60% et nous y sommes.
Après le petit déjeuner, nous installons nos sacoches sur nos destriers, bâchons le tout sérieusement et enfilons nos coupe-vents imperméables. Bien équipés nous voici prêts et bien sûr …la pluie a cessé.
Il est neuf heures quand nous quittons Pornic avec pour objectif premier de rejoindre Saint Brévin les Pins par la VELO-OCEAN. Hélas, aucune indication de cette voie n’est présente dans la ville. Après quelques erreurs de parcours nous retrouvons notre route entre Pornic et La Plaine-sur-Mer. Nous avons parcouru neuf kilomètres au lieu de six. Après, tout va très vite, la voie est bien signalée et nous traversons Saint-Michel-Chef-Chef sans encombre, bien qu’il y ait dans la ville des passages un peu acrobatiques et rock’n roll.
  IMGP0497.JPG
 La mer vue du casino de Saint Brévin
 Ensuite nous traversons Saint-Brévin-l’Océan, la partie balnéaire de Saint-Brévin. Début 1800 la mer ayant rongé les côtes, les dunes et submergé de nombreuses habitations, l’Etat veut confisquer les terres, les considérant comme domaine littoral (déjà), l’ingénieur Nicolas-Thomas Brémontier,  préconise la plantation de pins maritimes afin de stabiliser la dune. De somptueuses villas éclosent alors, tels le "Château de la Fouilleuse", "le Sémaphore", le "Manoir du Pointeau"... Le Grand Casino sort de terre (1884).La forêt de pins prend une ampleur considérable et devient un atout majeur : la ville change son nom de Saint-Brévin en Saint-Brévin-Les Pins (1899). La station gagne alors en renommée, c’est la "Belle Epoque"
Et pourtant, Saint-Brévin, qui semble être née avec la mode des bains de mer a une histoire très ancienne. La preuve que la région était habitée depuis longtemps, les neuf mégalithiques que l’on compte en ville. L’église des Pins, du XIe siècle, largement rénovée au 17ème siècle et restaurée au début du 20ème  est dédiée à Bregwin, archevêque de Canterbury qui a donné son nom à la ville. Toutefois la plus grande curiosité reste le pont de Saint-Nazaire. Construit en 1965, long de 3,356 km, il culmine à 61 mètres au dessus de la Loire, la travée centrale est longue de 404 mètres.
IMGP0498.JPG
Le pont de Saint-Nazaire 
Après avoir un peu flâné dans la ville, nous arrivons enfin au  pied de ce pont où un Totem nous indique le début de La Loire a Vélo, sur lequel est mentionné Saint Brévin - Nevers  0 - 800 km, ce qui étonne Janine car mon calcul donne 638 km. Alors qui a raison ? La réponse dans onze jours !
IMGP0503.JPG
Hé t'as vu ! Faudrait savoir qui à raison ?
Il est déjà quatorze heures et nous repartons pour Paimboeuf et Le Pellerin. On retrouve des traces préhistoriques à Paimboeuf, notamment par la présence d'un menhir. Ancienne sous-préfecture, la ville dispose d'une riche histoire. Autrefois avant-port de Nantes, alors que Saint-Nazaire n'était qu'un village de pêcheurs. Outre la visite de la ville ancienne, ne pas manquer l'église Saint-Louis (XIXème siècle), de style néo-byzantin, architecture originale dans le Pays de Retz. A l'intérieur, on peut admirer un magnifique autel de marbre, provenant de l'ancienne Abbaye de Buzay.
Pour l’anecdote, c'est à Paimboeuf que l'écrivain Jules Verne, alors âgé de onze ans, fut rattrapé par son père alors qu'il s'était embarqué clandestinement à Nantes, à bord d'un voilier transatlantique. Rêvant d'horizons lointains, Jules Verne promit alors à son père de ne voyager, dorénavant, que par l'intermédiaire de son écriture, ce qu’il fit avec talent.
IMGP0506.JPG
 Un nid de cigognes
  
 Involontairement, nous allons visiter la ville. Nous savons que notre hôtel est face à l’embarcadère, c’est donc naturellement que nous y allons. Arrivés sur place, nous ne voyons pas l’enseigne de l’établissement et rien qui puisse nous l’indiquer. Nous poursuivons notre recherche en nous éloignant du bord de Loire et progressivement nous nous retrouvons en centre ville. Enfin, nous trouvons une personne qui nous indique la route à suivre pour nous y rendre. Nous nous retrouvons donc à… l’embarcadère. Nous finissons par découvrir l’hôtel « La Belle Epoque » devant lequel nous étions déjà passés. Simplement, il est en travaux pour la réfection de la façade et un énorme échafaudage masque l’établissement.
Notre chambre est modeste et de bon gout. Nous avons une vue magnifique sur la Loire et nous pouvons, de notre fenêtre, voir les aller et retour du bac qui demain matin va nous permettre de traverser le fleuve pour aller à Couëron et Nantes.
 
IMGP0513.JPG
Le bac Le Pellerin - Couéron
Une consolation dans cette étape où la Loire était un peu absente, c'est que nous avons eu du soleil très rapidement et qu'il ne nous a plus quittés de la journée.
Bien que nous soyons au pays du Gros Plan Nantais, vin qui accompagne bien les huitres, nous n’avons fait que traverser des zones sans vignoble et n’avons de ce fait pas été tentés par une halte dégustation.

Partager cet article

Repost 0

commentaires