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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 17:05

 

  

  

PORT DU CASQUE

 

En France, le port du casque n'est pas obligatoire à vélo, mais seulement une incitation pour les enfants de moins de 11 ans. Toutefois la majeure partie des associations d’usagers de la bicyclette le recommandent,

Des propositions de loi ont déjà été soumises mais aucune jusqu’à présent n'a été retenue pour un examen comme projet de loi. L'obligation est contestée car les bilans annuels de la Sécurité routière montrent que le risque de traumatisme crânien dans un accident de la circulation n'est pas plus élevé à vélo qu'à pied ou en voiture.

Suite à ces tentatives d’imposer le port du casque les 6 principales fédérations ont établi un communiqué de presse ci dessous définissant leur position.

 

COMMUNIQUÉ

 

Association Française de développement des Véloroutes et Voies Vertes

 

Club Des Villes Cyclables

http://www.villes-cyclables.org/

 

Fédération française des

Usagers de la Bicyclette

 

Fédération Française de

Cyclotourisme

 

Association des Départements Cyclables

Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports

  14 novembre 2007

 

Oui à la sécurité des cyclistes ! Non à l’obligation du port du casque !

La Sécurité Routière, en projetant de rendre le port du casque obligatoire pour tous les cyclistes, en limitant dans un premier temps la tranche d’âge concernée aux moins de 14 ans, fait fausse route ! Amalgamer le vélo quotidien et la pratique sportive est une ineptie. Une telle mesure serait irrationnelle, inefficace, inutile et contre-productive.

 

Irrationnelle : les récents bilans annuels de l’Observatoire National Interministériel de Sécurité Routière (ONISR) montrent que dans les accidents qui entraînent un traumatisme crânien, le cycliste est moins concerné que le piéton ou l’automobiliste (1).

 

Inefficace : dans les rares pays qui ont rendu le casque obligatoire, Australie, Nouvelle-Zélande, et Espagne, la fréquence des accidents graves et des lésions crâniennes, rapportée au nombre de cyclistes, n’a pas diminué (2).

 

Inutile : les pays européens exemplaires en matière de politique cyclable comme les Pays-Bas se sont bien gardés de rendre le casque obligatoire, celui-ci étant peu porté en-dehors de la pratique sportive. D’autre part le nombre de victimes cyclistes a baissé pendant que le nombre de cyclistes augmentait en Suisse, au Québec et en Grande-Bretagne : le succès de Vélo’v et Vélib produit le même effet en France (3).

 

Contre-productive : l’obligation de porter un casque ferait rapidement chuter le nombre de cyclistes urbains. Cette chute a été de 30% en Australie, et a même atteint 90% chez les collégiens de 10 à 16 ans et les jeunes filles. L’obligation aurait un impact négatif sur la santé publique et l'environnement (4). Cela laisserait croire que le vélo est aussi exposé que les deux-roues motorisés : le risque d’amplifier la tendance des adolescents à passer du vélo au cyclomoteur, avec des effets potentiellement très négatifs sur la mortalité routière, est ici important (5).

 

En conclusion, à l'heure où collectivités territoriales, entreprises et associations sont engagées pour promouvoir les déplacements à vélo, et où le Gouvernement affiche, par la tenue du « Grenelle de l’environnement », son soutien en faveur du développement durable, cette mesure aurait un impact négatif. Nous appelons de nos vœux, au contraire, l’aboutissement des démarches en faveur du Code de la rue, et une campagne de communication forte pour convaincre de plus en plus de citadins à choisir le vélo pour leurs déplacements quotidiens.

 (1)       Dans les accidents de la circulation, le vélo représente 4% des tués et 4% des blessés, mais aussi 4% des déplacements, et le pourcentage de blessés touchés au crâne est de 17% chez les cyclistes, 24% chez les automobilistes, et 26% chez les piétons. Les jeunes de moins de 14 ans sont statistiquement moins souvent victimes d'accidents graves que les seniors de plus de 60 ans (source : ONISR et CERTU).

(2)       les ratios entre nombre de blessés cyclistes / piétons, ou crâne / autre organe touché, n’ont pas changé, alors que le pourcentage de cyclistes casqués a augmenté (sources : Dr D.L.Robinson, University of South Wales ; J.Merallo, Congrès international Velo-City 2007).

(3)   Lyon, le nombre de cyclistes a augmenté de 80% depuis 4 ans, mais le nombre d’accidents est resté quasiment stable (+6%).

(4)       se déplacer à vélo, une demi-heure par jour à vitesse modérée, réduit d’un facteur 2 les risques cardiovasculaires, première cause de mortalité en France. 30% de cyclistes en moins, ce serait 500 M€ de dépenses de santé supplémentaires (source : Francis Papon, INRETS, Recherche Transports Sécurité, n°77, oct.-nov. 2002)

(5)       les deux-roues motorisés représentent en effet 2% des déplacements, 30% des blessés et 21% des tués (source : ONISR)

 

 

 

Obligatoire ou pas le casque reste un objet de protection et non pas un élément décoratif qui fait que le quidam du dimanche se prend pour un as du tour de France en le portant. Voici un article de Jean Michel richefort Directeur Technique National à la FFCT qui explique tout sur celui-ci

  

Le port du casque en questions

 

 

 

 

 

Qu'est-ce qu'un casque cycliste? 

Il se compose de polystyrène de forte densité (le calotin) sur lequel est collée directement la coque externe en PVC. Sur les modèles les plus récents, le calotin est injecté avec la coque pour une grande homogénéité et une plus grande résistance aux chocs. Les modèles homologués ont tous subi des essais de chocs et d’impacts. La calotte très ajourée (jusqu’à 20 ouvertures) pour l’aération et la faible masse (entre 200 et 250 grammes) font qu’on oublie rapidement sa présence sur la tête. Les prix s’échelonnent de 30 € à 100 € voire plus.

 

Comment bien le choisir

Gare à la taille : trop grand, il protégera mal. La fixation et les sangles, notamment au niveau de la jugulaire, empêchent le casque de glisser en cas de choc. Il est donc important de bien le fixer tout en laissant la partie libre de la sangle, après la boucle de fermeture, excéder 4 cm. Une mousse ou un tissu intérieur traité antibactérien diminuera la prolifération des microbes. Rappelons qu’un casque mal réglé ne sert à rien !

 

Quelle durée de vie ?

Un casque mal ou peu entretenu a une durée de vie limitée. Au delà de 5 ans, il faut en changer. Coté entretien, il est conseillé de laver son casque à l’eau et au savon. Les chutes, même en cas de dommage quasi invisible à l’œil, fragilisent la coque, voire la structure interne du casque. Il ne remplit plus alors correctement son rôle de protection. Il est donc impératif de le vérifier avant de le réutiliser et le remplacer en cas de doute.

 

Le casque en questions

La visière ?

On trouve des visières intégrées sur les casques enfants et les casques VTT. La visière amovible sert essentiellement à éviter les projections de boue. Elle est plus utilisée à VTT que sur route.

 

La coque ?

Sur les casques haut de gamme, la couverture extérieure est « soudée » par moulage à la coque en polystyrène. Cette dernière est réalisée à partir de moules spéciaux. Ce procédé d’assemblage répartit l’énergie d’un choc. Le casque résiste de ce fait mieux à l’éclatement sans compter qu’il dure à l’usage.

 

L’aération ?

Une coque bien aérée va éviter les échauffements au niveau de la tête : l’effet cocotte minute. L’aération est conditionnée à la fois par la surface d’ouverture des trous et par des canaux d’aération. Tous les casques vendus possèdent une aération suffisante.

 

Le réflecteur ?

Bandes réfléchissantes intégrées à la coque sur certains modèles, elles sont placées à l’avant et à l’arrière. Le réflecteur est bien utile pour rouler de nuit et être vu des autres usagers de la route.

 

Le poids ?

Le poids moyen d’un casque se situe entre 200 et 250 gr. Il ne doit en aucun cas « peser » sur la tête, surtout si on l’utilise durant plusieurs heures de suite. Les casques pour enfants présentent une structure et une légèreté suffisantes.

 

La taille ?

Le casque est conçu pour un tour de tête précis. Vous pourrez cependant régler la taille avec les jeux de mousse d’épaisseur différente. Posé sur la tête, il ne doit ni bouger, ni compresser les tempes. Pour couvrir les besoins des cyclistes, trois tailles ont été généralement déterminées : S (52 à 55cm), M (56 à 58 cm), L (59 à 62 cm).

 

La sangle ?

Elle est attachée en forme de V afin que le casque ne pivote pas sur la tête. Le réglage doit être précis et la boucle doit passer sous le lobe de l’oreille. Le maillage de la sangle en fil fin doit favoriser le confort. Les nouveaux modèles possèdent un système arrière d’attache des sangles pour accentuer le maintien occipital.

 

La norme ?

La norme «NF EN 1078 ou équivalent» sur les équipements de protection individuelle impose désormais des exigences importantes de sécurité sur les casques cyclistes à coque rigide. Tous les produits vendus actuellement sur le marché français doivent correspondre à cette norme qui s’obtient à l’issue d’une série de tests précis (surface de protection, nombre d’impacts, conditionnement à la température (-20°, +50°), humidité, ultraviolets, système de fixation).

 

La réglementation ?

Depuis le 1er juillet 1995, tout casque, fabriqué, importé, détenu en vue de la vente, mis en vente, loué ou distribué, doit posséder à l’intérieur un marquage « C.E ». Ce marquage constate et atteste que ce type de casque a satisfait aux exigences essentielles de sécurité.

Il s’accompagne obligatoirement d’une notice d’informations mentionnant le nom et l’adresse du fabricant, les instructions de stockage, d’entretien, de nettoyage et d’emploi, le poids et la taille du casque ainsi que le type de sport auquel il est destiné.

Les fédérations sportives ont été informées par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative sur les conséquences corporelles et juridiques de l’utilisation d’équipements de protection individuelle (E.P.I) non conformes aux exigences du décret n° 94-689 du 5 août 1995 publié au J.O en août 1995.

 

Comment prévenir les accidents ?

Inutile d’épiloguer, l’intérêt du port du casque cycliste est avéré. Néanmoins, plaçons-nous sur un terrain plus global. Les accidents les plus graves impliquant des cyclistes résultent d’une collision avec un véhicule. Or le casque vélo n’est pas conçu pour résister à la violence de tels chocs contre lesquels il n’offre pas de protection vraiment efficace. Pour une meilleure sécurité des cyclistes, il est plus judicieux que les autorités gouvernementales concentrent leurs efforts sur la prévention des accidents plutôt que d’œuvrer à rendre le port du casque obligatoire.

La Fédération Française de cyclotourisme reconnaît volontiers le bien fondé du port du casque pour tous les pratiquants (Il est obligatoire pour les jeunes mineurs en école de cyclotourisme). Pour la FFCT, le libre choix doit prévaloir dans la pratique de la randonnée individuelle. En revanche, il est fortement recommandé de l’utiliser en groupe et lors des brevets de longues distances où l’on roule parfois la nuit. Chaque année, le pourcentage des utilisateurs ne cesse d’augmenter (93% à la semaine fédérale, événement phare de la FFCT, d’Oloron Ste Marie en 2005).

Pour ou contre l’obligation ? Manifestement, le temps n’est pas encore venu pour une telle mesure à laquelle l’opinion publique n’est aujourd’hui manifestement pas prête.

 

Quelle démarche devons-nous adopter ?

Notre objectif commun est d’inciter tous les pratiquants et plus particulièrement les jeunes à porter systématiquement un casque dans leurs activités cyclistes. Nous avons besoin d’affirmer une démarche pédagogique pour que le casque soit une composante « du plaisir sans risque ». Le rôle des délégués sécurité des clubs est prépondérant. Pour cela il convient de :

SENSIBILISER les pratiquants aux risques qu’ils encourent lorsqu’ils ne portent pas leur casque.

PROMOUVOIR le casque comme un équipement de sécurité et non comme une contrainte.

APPREHENDER la sécurité dans sa globalité et non pas la réduire au seul port du casque

 

Rappels des principaux facteurs d'accidents :

• Non-respect de la signalisation (feux, stops, etc.), de la part des cyclistes comme des automobilistes,
• Automobiliste ne prenant pas en compte le cycliste (vitesse excessive, croisement ou dépassement dangereux, « tourne -à-droite » trop rapide alors que le cycliste va tout droit),

• Défaut d'éclairage ou de visibilité des cyclistes,

• Le tourne-à-gauche mal négocié du cycliste alors que l’automobiliste va tout droit.

 

 

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commentaires

marco 17/12/2010 18:52



Bonjour,


casque: la première
coquille protectrice des testicules a été utilisée au hockey sur glace en 1874... et l'UCI* a rendu obligatoire le port du casque de vélo le 5 mai 2003. Cela a donc pris 129 ans au
cycliste pour enfin comprendre que le cerveau aussi est important


En savoir plus sur le vélo ? Consulter l'Encyclopédie absurde de la Bicyclette. Aller sur le blog :


http://encyclopedieabsurdedelabicyclette.over-blog.com/


Faire suivre sans modération. Tout abus sera même sévèrement encouragé !


Cordialement,


marco