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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 14:45
         
 
5ème étape HOSSEGOR HENDAYE
 
17 mai – Dernière étape ! Que 56 km ! Une formalité ! Hélas il n’en sera pas ainsi.  
Direction Capbreton où on peut voir la Maison du Rey. C’est dans cette maison à colombages que le roi de Navarre, futur Henry IV et le prince de Condé, furent reçus en 1538 par le sieur de Ponteils.
De là nous repartons pour Labenne où nous rejoignons la RN 10. Malgré une circulation importante de camions, elle est bien aménagée, certains tronçons comportant des pistes cyclables ou des bandes cyclables. Nous sommes encore optimistes bien que le profil commence à changer.
Nous arrivons à Bayonne, ville unique aux dires des bayonnais pour ses traditions, mais aussi par sa richesse patrimoniale. La cathédrale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et les remparts entourant les vieux quartiers en font une ville fortifiée depuis plus de quinze siècles. Ne pas manquer le musée ethnographique basque et le musée Bonnat où sont exposées des sculptures antiques et des peintures de peintres célèbres comme El Gréco, Rubens, Goya, Géricault, Ingres ou Degas.
  
 
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Arrivée à Biarritz ville que Janine adore !
 
Anglet est traversée sans encombre et sans se tromper de route malgré les détours. Il: fait de plus en plus froid et gris depuis le départ. L’Adour a un reflet presque noirâtre. A la pancarte indiquant Biarritz, il est 10 heures 30. Le soleil se met à briller et il n’en faut pas plus pour croire que le reste de la route est une formalité.26 kilomètres , ce n’est pas bien long ! Nous flânons un peu. Il y a tant à voir dans Biarritz : Le Phare, le Casino, le Front de Mer et la Gande Plage, le Vieux Port et le Musée de la Mer sans oublier l’hôtel du Palais.   
 
  DSC00896.JPG
 Le Port Vieux à Biarritz
 
 Biarritz était au moyen âge un petit village d’agriculteur qui possédait un port dont les pêcheurs étaient réputés pour leur adresse à lancer le harpon lors des chasses à la baleine. Jusqu’à la moitié du XVIIème siècle, les baleines étant près des côtes, l’anse du port vieux permettait de les amener à marée haute et de les dépecer à marée basse. Cela participa au développement du village. A partir de 1609 les biarrots profitent des grandes plages pour se livrer aux bains de mer. Victor Hugo écrivait en 1843 : « ce petit village blanc, aux toits roux et aux volets verts, posé sur une croupe de gazon ».
Onze ans plus tard, Biarritz allait changer et devenir ce qu’il est maintenant. L’impératrice Eugénie s’y installait et son mari, Napoléon III, lui fit construire « la Villa Eugénie » qui, ravagée par un incendie fut reconstruite et devint plus tard l’hôtel du Palais. La présence de l’impératrice et des séjours de Napoléon III entraina l’arrivée de nombreuses têtes couronnées et donna à la ville ce cachet particulier.
Malgré une envie folle, nous n’irons pas voir le musée du Chocolat car il est déjà midi. La route est de plus en plus accidentée. Bidart est pourtant visitée, très pittoresque village basque où l’on peut admirer, sans pouvoir la visiter, la villa de Nathalie de Serbie.
  
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Le port de Saint-Jean-de-Luz
 
A Saint Jean de Luz, visite rapide du  port et du secteur piétonnier. Il est temps de chercher de quoi manger. Une pancarte nous indique la direction d’un super marché à l’enseigne rappelant le nom de son fondateur breton. Quelle aubaine, elle est en direction d’Hendaye !  Non sans mal nous trouvons et achetons le nécessaire pour le repas. Nous sommes bien direction Hendaye, mais nous nous éloignons de la côte alors que nous devrions être sur la corniche basque. Renseignement pris, si la route mène bien à Hendaye ce n’est pas la bonne.
Retour à Ciboure, direction Socoa et la corniche afin de trouver un endroit pour casser la croûte. Il fait soleil mais le vent du sud ouest est de plus en plus fort et froid. Un abribus providentiel nous sert de salle à manger. De cet endroit nous apprécions la beauté des façades à colombages qui se mirent dans l’eau du port. 
 
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L’abribus providentiel
 
Après nous être restaurés, il est grand temps de repartir pour les douze derniers kilomètres. La route monte, le vent est de plus en plus violent, la circulation de plus en plus dense, les difficultés aussi. Plus question d’admirer la mer pourtant jolie avec de grosses vagues. La corniche est magnifique avec ses falaises abruptes les pieds dans l’eau. Pour nous, le plus important est de veiller à ce qu’un coup de vent ne nous rabatte pas vers une voiture. Au loin, en direction des Pyrénées, un ciel d’orage apparait. Notre seule pensée est d’arriver le plus vite possible.
 
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 Encore 4 km avant la fin du voyage !! 
 
Le panneau Hendaye est là comme un soulagement. La photo souvenir sera la plus belle bien sur ! Il ne nous reste plus que deux kilomètres pour être au bord de la Bidassoa et voir, en face, l’Espagne, Fontarabie et le cap du Figuier. Pourtant Hendaye est une ville à visiter.
Louis XIV venu signer le traité des Pyrénées sur l’île aux Faisans érigea un quartier d’Urrugne en commune sous le d’Andaye. Détruite en 1793 Hendaye doit son essor à l’arrivée du chemin de fer en 1864. Le trafic fut très vite favorable pour l’économie de la ville et le développement du trafic commercial avec l’Espagne à cause des transbordements occasionnés par la différence de l’écartement des rails (1,67 m en Espagne et 1,44 en Europe), source de prospérité commerciale.
 L’architecture de la ville est de type basque, l’église Saint Vincent est représentative des églises basques. Le fort Gaztelu Zahar fut maintes fois démoli avant d’être reconstruit par Vauban. On y découvre encore d’anciens canons tournés vers la ville espagnole de Fontarabie, témoins d’une longue guerre entre les villes d’Hendaye, Irun et Fontarabie. Pierre Loti y séjourna et y mourut.
Pour nous, c’est la fin du voyage. La photo au bord du fleuve est dans la boite. Les vélos sont sur la voiture qui doit nous ramener. C’est fini, c’est le vide brusquement. Demain sera un autre jour car les souvenirs auront pris la place de l’objectif dans nos têtes et notre esprit pourra savourer l’aventure.
 
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La Bidassoa et au fond, l’Espagne

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commentaires

jean Michel 04/03/2012 22:58


Bien le bonjour à vous deux


Un grand merci pour ces récits et voyage formidable, cette dernière étape me rappelle plein de bons souvenirs du Pays Basque, les photos, les paysage,les articles, etc...
Merci et continuez de nous faire rêver


Bien amicalement à vous et à un prochain article. au plaisir de vous lire.


Jean Michel