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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 18:39
 
2ème étape
Carcans-Maubuisson - Arcachon
14 mai – Il est 8 heures et nous sommes sur notre pied de guerre mais l’estomac vide. La flemme de nous préparer un « P’tit Déj » nous conduit dans une boulangerie-salon de thé providentielle que nous avions repérée dans le bourg de Carcans hier soir en sortant de la pizzéria.
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En forêt domaniale de Lacanau
Ragaillardis par un bon assortiment de croissants et de pains au chocolat, nous enfourchons nos destriers pour une étape de soixante et onze kilomètres. Un ciel gris clair et un petit vent de sud ouest laissent augurer d’une belle journée.
Nous rejoignons la départementale D6 et prenons la direction de Lacanau-océan dont la vocation de station balnéaire est bien connue. A la sortie de la localité, nous empruntons la piste cyclable qui nous ramène en bordure de l’étang de Lacanau, à l’école de voile de Longarisse. Après une visite de celle-ci nous repartons direction Le Porge.
Le Porge s’appelait autrefois « Le Porge en Buch », du latin Porticus qui signifie « porte ». Le Porge était donc « la porte du Pays de Buch » quand on venait du Médoc. Nous quittons le Médoc pour entrer dans le pays de Buch dont la Teste est la seule ville qui en porte le nom.
Comme il est presque midi, nous profitons de la petite superette pour acheter notre pique nique car à voyager avec un sac à dos il faut faire au plus juste.
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Une incitation au bronzage
Quelques kilomètres après Le Porge, nous roulons sur une route départementale en bon état. A un croisement, un panneau publicitaire nous indique la direction d’un centre de vacances pour nudistes. Hier déjà nous sommes passés devant celui de Montalivet connu du monde entier. Pour nous, pas le temps de faire un bronzage intégral, notre bronzage particulier avec des zones de  bien délimitées nous convient parfaitement. Il nous faut rejoindre le bord du bassin pour avoir le plaisir de l’admirer et de traverser tous les petits villages de pécheurs qui le bordent. A partir de Lège nous reprenons la piste cyclable. Halte à la cabane du Résinier pour le pique-nique du midi, au milieu des pins et des genets.
Nous rallions Claouey afin de mettre en œuvre notre projet de suivre le bord du Bassin d’Arcachon parla D06. Nous pensions flâner et admirer les villages de Petit et Grand Piquey, Le Canon, L’Herbe, la villa Algérienne, etc. Hélas, à l’entrée de Claouey un « énorme » panneau nous indique que les vélos sont indésirables sur la route et nous nous retrouvons sur une infecte piste cyclable, étroite et dangereuse, pour rejoindre Cap Ferret sans voir autre chose que la forêt.
Drôle de façon de développer le tourisme à bicyclette ! A moins que ce ne soit une façon élégante de se débarrasser des vélos !
Du coup, nous pouvons prendre le bateau de 14 heures 30 en nous consolant par une jolie traversée, au cours de laquelle nous apercevons la dune du Pilat. Débarquement sur la jetée Thiers à Arcachon avec un soleil d’été mais un vent frais qui nous rappelle que nous ne sommes qu’en mai.
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 La cabane du résinier, magasin de vente de souvenirs
Afin de nous mettre à l’aise et de déposer nos vélos, nous rejoignons directement l’hôtel Saint Christaud dont l’unique étoile est ternie depuis longtemps. L’accueil y est « familial » la table à repasser trônant fièrement au milieu de la salle à manger ! Qu’importe, la chambre modeste est propre et nous ne sommes pas gênés par les autres clients.
Disposant de temps nous visitons la ville, le front de mer avec ses restaurants qui se suivent et dont les terrasses permettent de se délecter de la vue sur le bassin et d’un bon rafraîchissement. Les rues alentours bordées de commerces offrent aux chalands toutes les possibilités de faire des emplettes. Nous pouvons découvrir aussi les différents quartiers aux noms pittoresques et à l’architecture originale, ville d’hiver, ville d’été, la plage Pereire, le quartier des Abatilles et sa célèbre source.
D'abord nom d'une baie avant de devenir celui d'une ville, Arcachon fut officialisée en 1857 par Napoléon III qui fit de ce lieu du bout du monde, une commune de 380 âmes.
Naissent alors les premiers établissements spécialisés qui ne tardent pas à accueillir de nombreuses têtes couronnées, les altesses et les grands de ce monde. Tel est l’historique que l’on retrouve sur le site de la ville.
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Vue d’Arcachon depuis la jetée
Mais c’est aussi les huitres du bassin, une cité balnéaire et un important port de plaisance L’architecture est très caractéristique du XIXe siècle.
 Nous décidons de souper sur le front de mer, à la terrasse d’un bistrot sympathique servant de succulentes moules à « la provençale », qui parfois, pour manifester leur mécontentement du dépaysement qu’on leur inflige, se vengent en gratifiant votre polo de petites taches de sauce tomate. Une bonne glace aux parfums variés vient terminer ce repas de détente devant une mer calme. Nous rejoignons notre hébergement et pour qu’ils soient en sécurité, nous parquons nos vélos dans l’entrée de l’hôtel. Il est temps de nous reposer car il nous a été prédit une étape dure pour le lendemain.
 

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commentaires

JACQUOTPAPYTONVELO 31/01/2012 21:57


Le vélo comme j'aime. Joli reportage nousattendons la prochaine étape