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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 11:00

 

 

Retour au bercail! 

 

Les plus belles choses ont une fin. Pour nous ce matin, c’est le retour en train vers Nantes où nous attend la voiture qui nous ramènera à Poitiers.

Six heures trente, c’est l’heure de se lever car le train part à huit heures. Hier soir la patronne de l’hôtel nous a expliqué que nous pourrions aller à la boulangerie en face, prendre ce que nous voulions pour le petit déjeuner et que le café serait prêt dans la cafetière, car elle arriverait plus tard. Si nous trouvions cela sympathique et à la bonne franquette, il y avait un détail qu’elle avait omis de nous donner, c’est l’endroit où on allume la lumière de la salle à manger. Le jour se levant à peine, c’est un peu au jugé que nous commençons à préparer notre repas. Heureusement, elle arrive et nous pouvons manger dans de bonnes conditions de visibilité. Avant notre départ, elle nous indique qu’il y a un chemin plus court que celui reconnu la veille, pour aller à la gare. En effet, en quelques minutes nous rejoignions la station et retrouvons les deux couples qui avaient logé avec nous à Châteauneuf du Faou et qui repartent également à Nantes par le même train. Ils nous disent avoir également rejoint Châteaulin hier après midi.

IMGP5716.JPGComme nous, ils avaient deux options, soit de passer à l’hôtel poser les bagages et repartir pour rejoindre le bout du canal, ou filer directement à Port-Launay et revenir en ville. Ils ont préféré la première solution. Hélas, ils n’ont pas eu le courage de repartir et ne sont pas allés à l’écluse Guily Glas. Nous connaissant à peu près bien, c’est ce risque que nous n’avons pas voulu prendre hier, en optant pour la deuxième solution.

Il est huit heures passées et pas de train. Au bout de dix minutes, nous apprenons qu’il a été retardé, à la suite d’une collision avec un bovin qui, au lieu de le regarder passer, avait eu l’idée vache de vouloir l’arrêter en se mettant sur la voie. Enfin, le TER arrive et tout le monde constate les dégâts sur la motrice. Les contrôleurs racontent l’aventure avec force détails ce qui augmente encore un peu le retard du train. Qu’importe, nous avons plus d’une heure d’attente à Quimper pour prendre le TER qui nous ramènera à Nantes Et n’est-il pas agréable de prendre son temps, dans un monde où on pense qu’il est indispensable de courir pour vivre. Les vélos embarqués, le train repart. Arrivé à Quimper, notre train est l’objet de toutes les curiosités et les contrôleurs sont obligés de reprendre le récit de leur aventure pour leurs collègues vachement intéressés. Le TER en provenance de Brest, qui empreinte la même voie que nous ayant été retardé à cause de l’accident, arrive en retard également. Les contrôleurs de celui-ci peuvent apporter des compléments d’informations à l’assemblée des employés de la SNCF, ainsi qu’aux voyageurs curieux.

IMGP5718.JPGDix heures moins le quart, nous repartons de Quimper pour arriver à Nantes, à l’heure sans autre incident. Pendant le voyage, nous découvrons d’autres paysages, d’autres facettes de cette campagne bretonne très belle et très verte. Ces petites bourgades coquettes et bien fleuries, que l’on traverse trop vite et qui nous font regretter les omnibus d’autrefois, allant tranquillement, s’arrêtant à toutes les petites gares et dans lesquels on avait le temps de voir de braves gens saucissonner allégrement, car les voyages duraient plus longtemps que maintenant et il fallait bien manger. Pour nous ces TER sont bien pratiques. Un espace est prévu pour accrocher les vélos et les sièges, à proximité sont confortables.

Nantes ! Terminus, tout le monde descend ! Vérifiez que vous n’avez rien oublié dans le train ! Telle est l’annonce qui, pour nous, marque la fin d’un épisode de notre voyage. Nous rejoignons l’hôtel Astoria à deux cent mètres, les vélos sont mis dans le garage où ils retrouvent la voiture, c’est fini pour eux en attendant un nouveau voyage.

IMGP5355.JPGNous avons décidé de rester jusqu’au lendemain pour découvrir Nantes que nous ne connaissons pas très bien. Comme toutes les villes proches du domicile, nous y allons toujours trop pressés pour avoir le temps de les découvrir. Nous nous rendons dans le secteur du château où, dans les petites rues étroites et ombragées du quartier piétonnier, on trouve plein de petits restaurants où l’on mange en plein air, ce qui est agréable quand il fait chaud comme aujourd’hui. Ensuite, nous passons notre temps à flâner et à découvrir les monuments.

Le château des ducs de Bretagne, date du XIIIe siècle. Mais c'est au XVe siècle, sous François II, qu'il a été transformé pour devenir le lieu de résidence de la cour bretonne.

Au XVIe siècle, avec le rattachement de la Bretagne à la France (1532), il devient une demeure des rois de France. La Ville de Nantes en devient propriétaire en 1915, elle en fait un musée municipal. En 1955, ce musée accueille le fonds du musée des Salorges, qui illustre le passé fluvial et maritime de la ville de Nantes et l'histoire de ses activités industrielles et commerciales.

Nous découvrons également un autre site immanquable de la ville, « L’Île de Nantes » une ancienne friche navale. Depuis 2001, Alexandre Chemetoff et Jean-Louis Berthomieu dirigent le projet de valorisation avec le concours de "l'Atelier de l'île de Nantes".

IMGP5732A voir : L’Eléphantde douze mètres de haut  qui embarque à son bord des passagers pour un voyage sur l'île. La "Galerie des Machines" et l'Atelier (lieu de création). Les Anneaux, créés par Daniel Buren et Patrick Bouchain, offrent un magnifique découpage du ciel et de la terre. Nous découvrons également les deux grues "Titan", le Palais de justice réalisé par Jean Nouvel, l'école d'architecture et le centre commercial Beaulieu relooké par Patrick Bouchain...

Malheureusement le temps passe très vite, il est presque vingt heures lorsque nous empruntons le tramway pour retourner dans le quartier de l’hôtel.

La terrasse d’un petit restaurant nous accueille pour notre dernier soir. Bien installés, nous sommes partagés entre la joie d’avoir vécu une tranche de vie formidable, riche de découvertes et la mélancolie, qui vient quelques instants rappeler que l’aventure est terminée. Il est temps de parler des projets en attente qu’il va falloir mettre en œuvre. Cela va occuper les jours et les mois à venir, car la boite à idées déborde.

 

Nous en reparlerons bientôt

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