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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 16:02

 

5ème étape

 

Pontivy – Rostrenen

 

63 kilomètres

 

Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà de nouveau sur le pied de guerre. Nous espérons que les mauvaises informations de la veille, sur la beauté du canal, seront exagérées.

Nous partons de l’hôtel Robic pour rejoindre le canal au pont du Ponteau, où nous l’avions quitté hier. Cela nous permet de refaire la traversée de la ville en longeant les bords du Blavet et d’admirer les décorations florales des ponts et des quais.

IMGP5591.JPGNous quittons Pontivy à proximité de l’écluse du canal du Blavet qui va de Pontivy à Lorient. S’il est possible que cet itinéraire soit l’objet d’une autre randonnée, pour l’instant nous partons à l’opposé en direction de Saint Aignan, à la limite des Côte d’Armor. Plus nous avançons plus nous constatons le changement annoncé. Le chemin de halage est en bon état mais les maisons éclusières sont abandonnées, certaines sont même murées pour éviter les squattes. Seule consolation, les paysages que nous pouvons admirer au loin. Prairies peuplées de troupeaux qui paissent paisiblement, champs de blés dorés qui brillent au soleil, petit hameaux accrochés aux collines et repérables à leurs clochers élancés. 

IMGP5594.JPGLors d’une halte à l’écluse Boloré nous rencontrons un homme, qui souhaite garder l’anonymat. Il habite à proximité de cette écluse et, comme beaucoup d’autres personnes, se désole de l’abandon de ces maisons et du manque d’eau dans le canal. Il nous explique que nous sommes à cinq kilomètre du barrage de Guerlédan et que, comme il n’y a pas de circulation fluviale, il est fréquent que le canal soit plus ou moins rempli selon les pluies. Force est de constater qu’il n’y a pas beaucoup d’eau, au grand désespoir des grenouilles et leurs compères les crapauds. Désespoir bruyamment exprimé d’ailleurs.

Nouvel arrêt et nouvelle rencontre à l’écluse Quénécan.  Nous retrouvons le groupe que nous avions vu lors de notre arrêt casse croute de l’écluse Beaumont,IMGP5608.JPG lors de notre troisième étape. Ils sont en discussion avec la dame qui habite la seule maison éclusière occupée sur ce tronçon. Son mari décédé était éclusier, ce qui lui vaut de rester dans les lieux. En même temps elle sert de correspondante de l’office de tourisme pour renseigner les promeneurs le long du canal. Elle nous accueille avec gentillesse, nous demande si nous avons besoin de quelque chose. Puis nous raconte dans quelles conditions elle a la chance de pouvoir rester dans cette maison qui, il semblerait, est le lieu où elle à toujours vécu. Elle nous donne des renseignements sur le meilleur moyen de continuer notre voyage.

Quand à notre groupe de cyclos nous allons apprendre qu’il vient de « Bout de bois » ce petit village de la commune de Héric dont nous vous parlions dans notre première étape. on licenciés FFCT ni d’autres fédération, ils pratiquent le cyclotourisme en couple et voyagent avec leurs enfants. Ils utilisent des VTT de première génération et les gamins âgés de quatre et six ans voyagent dans la remorque assis dans des sièges enfants normalement utilisés dans les voitures. Ils nous disent qu’ils vont jusqu’à Châteaulin.

IMGP5605Cinq kilomètre plus loin nous arrivons effectivement à l’écluse Guerlédan, limite à partir de laquelle nous devons quitter le bord du canal. En Effet, ce barrage construit par l’EDF en 1930, ayant englouti dix huit écluses, il n’y à plus la continuité du chemin de halage.

Nous devons quitter le canal par une petite route en pente raide en direction de Mûr de Bretagne pour rejoindre l’ancienne voie ferrée devenue voies verte, suite de notre itinéraire. Après un peu de marche à pied, en raison de l’importance de la pente et de notre chargement, puis quinze cents mètres de vélo, nous arrivons à la voie verte à l’entrée de Mûr de Bretagne. Il est presque midi et nous décidons de rentrer en ville pour trouver un petit restaurant. Nous trouverons notre bonheur sous le nom de crêperie - grill - pizzeria « Les blés d’or ». Ce petit détour pour nous restaurer nous permet de découvrir la localité et de constater quelle porte bien son nom, construite en partie adossée à la montagne, nous avons l’impression d’être le long d’un véritable mur. IMGP5620Nous sommes passés de quatre vingt cinq mètres au bord du canal à cent quatre vingt dix mètres en ville, quelques centaines de mètres plus loin et il y a encore des collines qui la dominent. Bien installés en terrasse nous rechargeons les batteries. Toute bonne chose ayant une fin, nous repartons rejoindre la voie verte qui doit nous amener à Bon-Repos.

 La voie verte est très roulante et en grande partie ombragée ce qui nous permet d’être protégés de la chaleur. Dix kilomètres plus loin nous rejoignons le canal à l’écluse Les forges. Encore deux kilomètres et nous découvrons l’abbaye de Bon-Repos. Fondée en 1184, la révolution y mit un point final. Elle tomba peu à peu en ruine. En 1986 une association « Les compagnons de l’abbaye de Bon-Repos » se créait pour restaurer le bâtiment du XVIIIème siècle. Aujourd’hui, l’abbaye accueille des expositions d'art contemporain et de nombreuses animations.

Il est temps de repartir pour rejoindre Gouarec oIMGP5631.JPGù nous devons faire pointer notre carte de route. Les cinq kilomètre sont assez rapidement parcourus et nous faisons halte à l’office de tourisme. La personne qui nous accueille et à qui nous demandons le meilleur itinéraire pour rejoindre Rostrenen, nous informe que la voie verte est interrompue à cause des travaux de doublement de la route nationale. Deux solutions possibles, continuer par le bord du canal et  s’allonger de dix kilomètres, ou emprunter la route départementale jusqu’à Plouguernevel et reprendre ensuite la voie verte après le chantier. Elle nous précise que le seul bémol de la deuxième solution est la petite côte à la sortie de la localité, quelques centaines de mètres qui montent un peu. Nous optons pour la deuxième solution car l’heure avance et nous voudrions être à l’hôtel pas trop tard.

La petite côte annoncée s’avère être une rampe à 4% sur environ cinq kilomètres, avec quelques faux-plats montants, coupe-pattes. Nous avons là la preuve que le mètre étalon n’a pas la même longueur pour tout le monde. Enfin nous retrouvons la voie verte qui nous amène à l’entrée de Rostrenen.

Le nom de Rostrenen est formé des termes bretons "Roz" et "Draenen" signifiant colline et ronce. La cité est construite à flan de colline et les rues montent toutes vers la place de la Mairie. Pour ce qui est de ronce, nous apprenons que l’église porte le nom de « Notre dame du roncier » ce qui nous rappelle qu’à Josselin nous avons eu la même appellation. Renseignement pris nous  retrouvons une histoiIMGP5630.JPGre presque identique. En 1300, dans les douves du Château, un rosier fleurissait même au cœur de l'hiver. Un habitant fouilla les alentours du rosier et découvrit une statue en buste de la Vierge, sculptée dans un cœur de chêne et en bon état de conservation. Une église fut construite pour l’abriter. Tous les ans en décembre il y a un pèlerinage. On trouve une similitude de légende, puisque que les ronces de Josselin sont devenues un rosier. Faut-il y voir un rapprochement avec la couronne d’épine ?

Pour nous l’important est de trouver l’hôtel. Nous le trouvons sur le bord de la route nationale, à la sortie du bourg. Il est déjà 18 heures et le rituel du soir va s’instaurer, douche, changement de tenue et repas. Auparavant, compte tenu de la chaleur de la journée nous prenons le temps de nous rafraichir avant de prendre possession de notre chambre.

Après le repas nous sortons les cartes pour voir le chemin le plus rationnel pour repartir demain matin. Nous décidons de rejoindre le canal au bief de partage des eaux, à hauteur du Pont ar Len, sur la route de Glomel. Nous serons alors, à l’altitude 184 mètres et au point culminant du canal.

En attendant il est l’heure de reconstituer nos ressources.

 

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