Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 11:28
  • 4ème étape
  •  
     
  • Josselin - Pontivy
  •  
  • 53 kilomètres 

Les yeux encore pleins de sommeil mais aussi de souvenirs de la veille, nous sommes sur pieds dès 8 heures. Nous quittons notre petite suite pour rejoindre la salle à manger où un copieux petit déjeuner nous attend. Après y avoir fait honneur, rechargé nos vélos et salué nos hôtes, nous redescendons vers les bords du canal que nous atteignons à l’écluse 36 Beaufort. IMGP5557.JPG
Après un changement de rive au pont de Bocneuf la Rivière, première halte à l’écluse 43 Cadoret où nous attend une débauche de fleurs. Des jardinières de géraniums, des cascades de pétunias et des myriades de plantes qui font que ces maisons éclusières, toutes identiques dans leur architecture, donnent à chaque fois l’impression qu’elles sont différentes. Cette halte nous permet de nous mettre à l’aise. Au départ de Josselin le fond de l’air était frais mais on nous avait annoncé une journée chaude. Dans le jardin de l’éclusier nous découvrons un bien joli tableau. Entre deux arbres est tendu un hamac auquel a été attaché un vélo, ensemble qui n’incite pas à aller plus loin ! Pour l’instant nous n’avons parcouru que quinze kilomètres sur les soixante estimés de la journée. Il est donc temps de repartir en direction de Rohan.
  IMGP5562.JPG

Il est presque onze heures quand nous arrivons à l’écluse 52 Rohan. Aussi bien décorée que les autres, elle se situe à l’entrée du bourg. Nous mettons à profit notre arrêt pour trouver notre ravitaillement du repas de midi en partant à la recherche de la superette annoncée par quelques panneaux indicateurs. Nous faisons le tour du bourg, ce qui nous permet de visiter et de découvrir La Halle aux grains, une des cinq qui restent dans la région, véritables « vaisseaux de bois» et chef d’œuvre de charpenterie... Enfin, au bout de 20 minutes nous trouvons le magasin, sur le bord du canal, deux cents mètres plus loin que l’endroit où nous l’avions quitté ! Comme cela nous sommes prêts à repartir.

IMGP5573.JPGA l’écluse de Coëtprat, l’Oust et le canal se séparent. Nous, nous restons sur le canal en ayant changé de côté car plus loin nous commençons à monter. Nous allons passer de  soixante huit mètres à cent vingt neuf mètres d’altitude en cinq kilomètres. Le canal va s’élever grâce à un escalier de 24 écluses. Juste après l’écluse de Bel Air nous trouvons le débouché de la rigole d’Hilvern. Avant de nous engager dans la tranchée du même nom, nous marquons notre pause repas. C’est à ce moment que nous croisons un groupe de six cyclistes qui font le canal dans l’autre sens avec des vélos de ville et sans équipement particulier. Ce ne sera pas les seuls que nous trouverons ainsi, preuve que de nombreuses personnes font du cyclotourisme plus vrai que celui pratiqué dans certains clubs. Cette constatation ne nous coupe pas l’appétit. Quelques sandwichs et quelques fruits plus tard, nous sommes prêts à repartir non sans avoir fait, quelques photos. IMGP5577

Il est 14 heures quand nous arrivons à l’écluse de Kéroret à l’autre bout du bief de partage d’Hilvern. Une pénichette se prépare pour le passage de l’écluse. L’éclusière de service est à la manœuvre. Toutes les écluses de cette partie du canal n’étant pas dotées de maison éclusière, un éclusier gère plusieurs sites, ce qui nécessite de fréquents déplacements. Il arrive qu’il soit contraint de suivre un bateau dans un escalier d’écluse complet. Pour nous la halte consiste, en dehors des photos habituelles, à aller boire un café au café-tabac se trouvant à proximité.

Nous repartons tranquillement pour les dix derniers kilomètres qui nous séparent de Pontivy. Après l’échelle d’écluses de Kéroret nous longeons celle du Roz. Un arrêt symbolique à l’écluse 100 de Tren deur Ros nous laisse comprendre que nous approchons de la limite linguistique où les noms à racines latines sont remplacés par des noms à consonances celtiques et que le breton est plus fréquemment parlé entre les habitants. Nous entrons dans Pontivy par le pont et l’écluse du Ponteau.

Pontivy devrait son nom à un moine nommé Ivy qui aurait fait construire un pont sur le Blavet. La ville est en deux parties distinctes. La citée médiévale qui se presse autour du Château des Rohan, XVème siècle, et une partie importante plus moderne, construite sur les ordres de Napoléon. Pontivy changea plusieurs fois de nom. Déjà mise en avant lors de la révolution des Bonnets rouges en 1675, elle devint Napoléonville le 18 brumaire, puis demanda à se nommer Bourbonville sous la restauration. Elle reprit le nom de Napoléonville pendant les cents jours et aussi sous Napoléon III. Elle retrouva son mon de Pontivy en 1870.

Château PontivyTout en visitant la ville nous nous approchons de notre lieu d’hébergement. L’hôtel Robic, qui renseignement pris, n’a aucun rapport avec Jean Robic, vainqueur de tour de France 1947, situé à la limite de la partie d’architecture Napoléonienne, dans un site calme et reposant sur le bord du Blavet. Après avoir pris possession de notre chambre et nous être un peu reposé nous repartons à pied pour aller diner. Nous nous retrouvons huit cent mètres plus loin, rue du Caire, dans un restaurant de spécialités italiennes au nom évocateur d’El Carpaccio. Nous mangeons en terrasse car la température accablante dans la journée s’est radoucie et permet de se détendre.

22 heures nous rappellent que demain sera un autre jour et une autre étape. Cela d’autant plus que l’on nous dit que nous venons de terminer la plus belle partie du canal. Espérons que ce ne soit pas une réaction chauvine, du fait que nous allons quitter le Morbihan pour les Côtes d’Armor. Force est de reconnaitre que depuis Redon nous n’avons vu que de belles choses et que ces deux étapes ont été les plus belles. Toutefois il reste encore trois jours et nous avons parcouru à peine la moitié de notre randonnée.

 

 

Partager cet article

Repost 0
cyclo-retraite.over-blog.com - dans cyclotourisme
commenter cet article

commentaires