Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 21:54

 
       

    1ère étape

 

Nantes - Saint Omer de Blain

 

70 kilomètres

 

 

Nous sommes arrivés hier soir à Nantes. L’hôtel Astoria où nous avons dormi accepte de garder notre voiture pour la semaine à un prix modeste, bien moins cher que les parkings de ville, sécurité en plus.

Nous quittons l’hôtel sous un ciel bas et gris, par une température assez fraîche. En haut de l’avenue de Strasbourg nous rejoignons la ligne de tramway que nous allons longer jusqu’à l’université des sciences. Une piste cyclable nous permet de circuler en sécurité. Au rond point de la RD 69, nous prenons la direction de La Chapelle sur Erdre par une autre voie cyclable en site propre, en très bon état. A ce moment là, nous pouvons espérer avancer à bonne allure pour rejoindre notre objectif, le bord du canal. En effet, si la première écluse se trouve à Nantes, le début réel du canal se trouve au sud de Nort sur Erdre, à l’écluse 2 Quiheix, au km 21,7.

IMGP5363Les espoirs sont une chose, la réalité peut être autre. Quelques gouttes de pluie venant se coller sur nos lunettes, nous décidons de faire une halte pour bâcher les sacoches et nous couvrir de nos coupe-vent. Comme il se doit, nous repartons et la pluie, certes légère, s’arrête. Hélas ce n’est que court répit, elle reprend quelques kilomètres plus loin et nous accompagne jusqu’à La Chapelle sur Erdre.

A la sortie de La Chapelle, nous nous retrouvons sur la route départementale. La pluie a cessé et nous filons sur Sucé sur Erdre où nous avons notre premier pointage. A l’entrée de la localité, la pluie reprend, mais il est trop tôt pour s’arrêter manger. Aussi, décidons-nous de filer à Nort sur Erdre pour déjeuner et prendre le canal à l’écluse de la Robinière. Ce qui fait qu’après avoir quitté  la citée de Jules Verne et avoir renoncé à prendre le canal à son origine nous nous retrouvons, à 13 heures, « Au bout du monde », puisque tel est le nom du petit restaurant que nous trouvons sur notre route. Nous prenons notre temps pour manger car, à peine installés à table une énorme averse s’abat sur la ville.

IMGP537514 heures, le ciel s’est dégagé et le soleil est là. Nous repartons et rejoignons le canal au pont du Plessis. Le chemin de halage est en parfait état. Le revêtement en terre compactée est assez roulant et nous atteignons l’écluse de la Robinière, un kilomètre plus loin. Là, nous découvrons le vrai canal.

La maison éclusière, simple et d’un style particulier est superbement fleurie. Une jeune éclusière est à la manœuvre pour le passage d’un bateau. A l’inverse du canal du midi, où les écluses sont électrifiées, ici tout ce fait à la main. Manivelle pour actionner l’ouverture des portes, manivelle pour l’ouverture des vannes, ce n’est pas de tout repos.

IMGP5381Nous laissons l’éclusière à son écluse, le marinier à son bateau et après quelques photos nous repartons car nous avons un retard important sur notre tableau de marche. Tableau qui, comme tous les tableaux de marche n’est jamais respecté, le minutage des actions n’étant pas compatible avec les relations humaines et encore moins avec le cyclotourisme.

Sept kilomètre plus loin nous passons à proximité d’une localité nommé « Bout de Bois ». Sur le moment nous n’y prêtons aucune attention, pourtant plus loin nous en reparlerons. Le soleil est maintenant bien présent. Il ne nous quittera plus. Notre progression est lente car presque à chaque écluse il y a un arrêt. Toutes sont magnifiquement fleuries. Nous arrivons à Blain à 18 heures passée, assez en retard. Nous sommes rassurés quand nous apprenons qu’au 13ème siècle, le duc de Bretagne avait accordé le droit de « Glandée » aux habitants de la région. Droit qui subsiste encore, mais qui en fait n’est pas celui de se la couler douce, mais de ramasser des glands pour nourrir les cochons. De toute façon nous n’avons pas le temps de « glander » car il reste encore 7 kilomètres à parcourir. Nous devons rejoindre Saint Omer de Blain et la chambre d’hôtes au doux nom de « Le nid d’Omer ».

Il est 19 heures lorsque nous découvrons le terme de notre étape. Le nid d’Omer porte bien son nom. Dans un petit hameau calme nous découvrons une maison bretonne située dans un parc fleuri. Nous sommes chaleureusement accueillis par Dominique Oyer et son mari. Eric. Après un rafraichissement, la découverte des lieux et une bonne douche nous profitons d’un repos bien mérité. L’étape, la plus longue du périple, si elle ne présente qu’un intérêt relatif dans sa première partie, est plus captivante dans sa seconde partie car elle nous ouvre les portes de la Bretagne. On y trouve ces paysages verdoyants bordant le canal qui semble se blottir au creux des vallées.

  

Partager cet article

Repost 0
cyclo-retraite.over-blog.com - dans cyclotourisme
commenter cet article

commentaires