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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 16:29
 
    Dimanche 12 juin : Après un copieux petit déjeuner et plusieurs interviews données à des voyageurs de l’hôtel, dont l’attention est attirée par nos tenues et souhaitant satisfaire leur curiosité en demandant des renseignements sur nos randonnées, nous quittons Ancenis par le même passage souterrain que la veille. La sortie de ville se fait par le pont traversant la Loire en direction des Fourneaux, village où nous retrouvons la levée de la Loire qui va être notre route pratiquement toute la journée. Dix kilomètres et nous arrivons à Saint-Florent-le-Vieil.
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Peintre sur le bord de Loire à Saint-Florent-le-Vieil
      Un peu avant la localité, nous rencontrons un peintre qui a installé son chevalet sur le bord du fleuve et abrité sous un parasol, immortalise le paysage. Nous sommes un peu intrigués mais auprès tout pourquoi-pas ! Après être passés sous le pont reliant Saint-Florent à Varades, nous débouchons sur le bourg et les quais et nous avons l’explication et la justification de la présence du peintre. En effet, il y a sur les quais et sur le bord du fleuve pas moins d’une vingtaine de peintres participant à un concours.
      Nous jetons quelques regards sur des œuvres en cours,  mais nous nous attardons aussi pour admirer les constructions et l’environnement. Sur le port nous pouvons voir une magnifique échauguette ornant une maison du XVe siècle. Saint Florent est le berceau du soulèvement vendéen du 12 mars 1793. Jacques Cathelineau, généralissime des Armées Catholiques et Royales y meurt le 14 juillet suivant. Le général Bonchamps, blessé, gracie, avant d’expirer sur l’autre rive du fleuve, 5000 prisonniers républicains. Parmi eux, se trouve le père de David d’Angers qui, trente ans plus tard, sculptera gracieusement, le tombeau du général vendéen. En mai 1795, Stofflet signe à l’Ouvrinière la pacification avec les représentants de la Convention.
    Saint-Florent-le-Vieil est devenu un incontournable lieu touristique de l’Anjou qui met en valeur son patrimoine. C’est la patrie de l’écrivain Julien Gracq  qui refusa le prix Goncourt pour « Le Rivage des Syrtes », ce qui provoqua une polémique médiatique en 1951.
Tout en regardant les derniers peintres installés sur la levée, nous reprenons le chemin de Montjean-sur-Loire où nous devons valider notre carte de route et acheter notre pique nique de midi. Dix kilomètre plus loin, nous arrivons à un pont suspendu métallique. En face, sur l’autre rive, nous voyons une agglomération avec deux clochers. En fait il y a deux localités distinctes, une en Loire-Atlantique, Le Frêne-sur-Loire et l’autre, Ingrandes situé en Maine-et-Loire.
      A notre arrivée à Montjean, la validation ne pose aucun problème, le PMU étant sur notre chemin et toujours ouvert le dimanche. Pour la nourriture, c’est un autre problème, car en ce jour de Pentecôte tout est fermé. Enfin, après quelques galères, nous trouvons de quoi manger à midi. Notre quête de nourriture nous permet de visiter la localité située sur un promontoire qui domine le fleuve.
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Le chevalement du puits de la Tranchée
 
      Le plus remarquable se trouve à l’extérieur du bourg. Le chevalement du puits de la Tranchée, construit en 1874, est considéré comme un des plus importants des 13 chevalements de mine de charbon conservé en France, avec ses 32 mètres de haut. A cheval au dessus de la mine, le puits de la Tranchée descendait jusqu´à 178m sous terre. Un système de poulie permettait de remonter les sacs de charbon à la surface. On trouve également le long de la levée une série de Sculptures Monumentales, fruits du Symposium de Sculptures Monumentales qui a lieu chaque année depuis 1997.
Après un pique nique rapide, nous repartons par la passerelle Trottier reliant l'île de Chalonnes à Montjean-sur-Loire. L’île de Chalonnes-sur-Loire est la plus grande île de la Loire avec treize kilomètres de longueur. A Chalonnes-sur-Loire nous cherchons en vain un lieu pour boire un café, mais le temps est menaçant et nous repartons vers Savennières.
      Quelques kilomètres après Chalonnes, une voiture est stationnée sur le bas coté et le conducteur est descendu pour faire une photo. Arrivés à sa hauteur nous découvrons la raison de sa halte, un couple de cygnes avec son petit se trouve dans les herbes du fleuve. Arrêt obligatoire pour immortaliser le moment, puis nous repartons enchantés du spectacle, notamment quand un canard a voulu s’approcher un peu trop du jeune. Aussitôt monsieur cygne lui a fait comprendre qu’il serait plus prudent de s’éloigner et d’aller jouer ailleurs.
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Les autruches de Possonnière
        En arrivant à La Possonnière, une animation importante attire notre attention. Renseignement pris, c’est que ce soir un grand événement se prépare, les courses d’autruches montées. Malheureusement nous ne pourrons pas les voire. Nous nous consolons en admirant les vestiges du Prieuré Saint Jacques du XIIe siècle et surtout les vestiges du four à pain banal. Sous l’Ancien Régime et jusqu’à la Révolution, selon les provinces, le poids de la seigneurie ou celui de la collectivité, les paysans cuisaient leur pain soit dans un four individuel, soit dans le four communal ou soit par obligation dans le four banal appartenant au seigneur. Ce dernier, au nom du droit de ban, percevait une redevance, souvent en nature, mais il devait en contrepartie entretenir le four et le chemin qui y conduisait. Ce four banal était généralement affermé à des boulangers appelés fourniers.  Ces vestiges rappellent à Christian qu’il en a un dans sa maison et qu’il faudrait un jour qu’il le remette en service.
      Ensuite nous arrivons à Savennières qui possède l'une des plus anciennes églises de tout l'ouest de la France. On la date du Xe siècle, peut-être même de la fin du IXe, juste après les dernières invasions normandes. Elle a remplacé une première construction plus ancienne dans laquelle fut enterré le comte Lambert, comte d'Anjou et de Nantes, tué par Gaubert comte du Maine, dans un terrible combat en 852.
     Le temps devenant de plus en plus menaçant, nous roulons aussi bon train que le circuit de la Loire à Vélo le permet. Nous traversons Bouchemaine et la rivière la Maine sans nous arrêter, puis continuons sur le bord de Loire. Malgré cela, la pluie nous rattrape un peu avant Sainte Gemmes-sur-Loire. Après un petit moment d’errance et personne pour nous renseigner, nous arrivons au terme de l’étape. La chambre d'hôtes "Le Ponceau" est le lieu d’hébergement où nous sommes accueillis par Monsieur Olivier Gripon qui nous donne la chambre Mandarin, très belle et bien décorée. Notre hébergeur ne faisant pas table d'hôtes et tout étant fermé dans la localité, nous commandons un repas à base de pizzas qui nous sont livrées depuis Les Ponts de Cé, à 5 kilomètres. Nous reportons la visite du bourg au lendemain, car la pluie est bien là. C’est l’occasion de se coucher tôt pour récupérer un peu de la fatigue du voyage.
      Notre journée s’est passée dans les vignobles. Nous avons commencé dans les appellations coteaux d’Ancenis, limite extrême des muscadets, que nous avons quittés un peu avant Montjean, pour les Anjou Coteaux de Loire, Vin blanc moelleux. Puis à Savennières, nous traversons un petit domaine de trois cents hectares, dont seulement cent quarante sont en production. C’est une appellation d'origine contrôlée « Savennières » qui produit un vin blanc moelleux. Juste en face, sur l’autre rive, Le Quarts-de-Chaume, un autre vin blanc liquoreux d'appellati on d'origine controlée également, produit uniquement sur la commune de Rochefort-sur-Loire. Pour terminer, nous faisons étape à la limite des Anjou-Villages-Brissac. A chaque jour ses vins, demain nous serons dans les vins de Saumur.
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Le four banal
    

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