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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 17:02
   
 
  
Deuxième étape Parthenay – Coulon
 
      Le ciel est clair et très dégagé ce matin, présage d’une belle journée. Après une bonne nuit de repos et un petit déjeuner de très bonne qualité, nous quittons Pierre et Anne-Marie RUSSEIL presque à regret tant leur amabilité est grande. Pourtant il nous faut repartir car le cyclotouriste est un grand curieux et nous savons qu’il y a encore beaucoup de choses à voir aujourd’hui. Direction Beaulieu sous Parthenay par la D 142 pour faire une halte au château de la Guyonnière, un peu avant l’entrée de Beaulieu.
 
 Chateau-de-la-Guyonniere.jpg                                                                                                                                     Photo PH Wall.CG79
  Les douves du château de la Guyonnière 
 
   Le château de la Guyonnière date du XIVe siècle. Malgré des remaniements au XVe siècle et au XVIe siècle il a conservé le style féodal. Il a la forme d’un quadrilatère flanqué de tours, dont une abrite un pigeonnier. On y pénètre par un porche en plein cintre après avoir traversé un pont pavé à deux arches. On remarquera les douves toujours en état, le pont levis en état de marche, la cour intérieure, la tour escalier, les greniers à grains, le colombier et surtout le jardin médiéval. Conçu par Alain Richet il se compose d’enclos où l’on trouve des plantes aromatiques avec des rosiers et des arbres fruitiers comme dans les cloîtres médiévaux. Un site à ne pas manquer en ayant la précaution de prendre rendez-vous pour une visite commentée. Vous trouverez les renseignements sur le site :
     Pendant que la chaleur continue de monter, nous traversons le petit village de Vouhé puis Saint-Lin pour arriver à Verruyes où une halte s’impose. Après un coup d’œil au plan d’eau de 35 hectares et son village vacances où la pêche et la baignade sont très pratiquées, nous filons en direction de Mazières-en-Gâtine où nous contournons les carrières Moreau pour rejoindre Saint-Marc-la-Lande.
     Depuis Vasles, nous circulons sur les routes de la Gâtine dite vendéenne bien qu’étant en presque totalité en Deux-Sèvres où elle occupe le tiers central du département. Géologiquement rattaché au massif armoricain son point culminant est le terrier de Fouilloux où nous sommes passés hier et qui culmine à 272 mètres. Le non de Gâtine viendrait de « Gattine » que signifierai « terre gâtée » et daterait du moyen âge où la région était dépeuplée car très pauvre. C’est une région vallonnée et bocagère très jolie avec beaucoup de petites routes qui serpentent en contournant ces parcelles entourées de haies où paissent tranquillement des moutons et bien sûr des agneaux, car l’agneau de Gâtine est de renommée nationale. Nous y découvrons aussi les vaches de race Parthenaise, avec leur robe rousse et également les charollais, race à viande bien connue.
      Revenons à Saint-Marc-la-Lande, impossible de ne pas s’arrêter car il abrite un véritable trésor architectural : son église. Cette collégiale appartenait autrefois à l’ordre de Saint-Antoine. Située sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, les Antonins, religieux hospitaliers y recevaient les pèlerins et soignaient le "Feu de Saint-Antoine", gangrène causée par un champignon présent dans le seigle…
 
 st-marc-la-lande-P_Wall-Copie.jpg                                                                                      Photo PH Wall.CG79 
  La collégiale de Saint-Marc-la-Lande 
 
     Si l’intérieur de cet édifice peut sembler relativement pauvre (les affres des guerres de religion et de la Révolution), sa façade vous étonnera sans aucun doute par la richesse et la finesse de ses sculptures. La Collégiale de Saint-Marc-la-Lande peut en effet se vanter d’être le plus bel exemple d’architecture gothique flamboyant des Deux-Sèvres !
     Adossée à l’église : la Commanderie. Ce superbe bâtiment, après d’importants travaux de restauration, accueille un espace culturel très actif. Ne manquez pas de vous promener dans le verger de la Commanderie : superbement paysagé, on y recense une grande variété de pommes et de poires. Entre l’église et la Commanderie, découvrez le jardin des simples (plantes médicinales) tel que devaient le cultiver les Antonins pour la préparation de leurs onguents…
      Un ancien relais du XIIIe siècle, supposé être la première maison du bourg, a été restauré en respectant le cadre historique du site. L’ensemble est composé de deux gîtes, de quatre chambres indépendantes, d’un hall d’accueil, d’une pièce de vie commune et d’un coin cuisine pour prendre des petits déjeuners. Deux chambres et les pièces communes sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
     Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Champdeniers où nous faisons pointer notre carte de route, mais aussi où il y a de la visite. Commençons par l’église Notre-Dame, des XIe et XVIe siècles, dotée de chapiteaux historiés et la cryptes qui a du recueillir les reliques de saints dont on n’a pas retrouvé les noms La tour polygonale qui a été ajoutée au XIe siècle est d’influence limousine. Une dalle funéraire sous le portail et une vierge en bois du XIIe siècle sont les principales curiosités. Ne pas oublie une visite à la rivière souterraine, avec ses grottes et son parcours de deux kilomètres sous le bourg
     Le soleil est de plus en plus chaud quand nous nous arrêtons à Sainte-Ouenne pour pique niquer à l’ombre de l’église. Nos ripailles finies, nous décidons d’une petite sieste car il fait vraiment trop chaud pour reprendre la route, ce qui ne nous arrange pas car à la fin de notre périple à Coulon nous devons revenir à Niort pour prendre le TER pour Poitiers.
     Après une heure de pose, direction Saint Maxire où notre visite est pour le bar-tabac où des rafraichissements sont les bienvenus. Toutefois, nous apprenons que depuis 1942 la fête des bateaux fleuris qui se déroule le dernier dimanche de juillet attire plus de 6000 personnes sur les rives de la Sèvre Niortaise. Malheureusement ce n’est pas le bon jour !
     Nous quittons notre havre de fraicheur pour rejoindre Saint Rémy où se trouve une maison classée du XVe siècle, située à côté de l’église remarquable par ses tours renaissance. Enfin, plus que 7 kilomètres et nous entrons dans le cœur du marais poitevin, à Coulon.
      Coulon, c’est la capitale de la Venise verte et en flânant sur le quai de la Sèvre Niortaise où l’on trouve les embarcadères pour les célèbres promenades en barques sur les canaux, nous découvrons la Maison du Marais Mouillé, dans laquelle nous trouvons tous les renseignements sur l’histoire du marais.
 
 Marais_scan.jpg                                                                                                                                         Photo PH Wall.CG79
  Les "Batai" du marais poitevin
    Territoire de 100 000 hectares à cheval sur trois départements (Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vendée il est la deuxième zone humide française. Le Marais Poitevin, est une terre de poésie, chaque village, chaque prairie, chaque voie d'eau invite à la rêverie, le temps y est suspendu au rythme de la  «pigouille » qui pousse le « batai ». Il est le témoin de l'histoire et du travail des hommes. Pendant des siècles il fut le refuge pour fuir les guerres. On dit que les premiers maraîchins ont été vraisemblablement de mauvais sujets, s'efforçant d'échapper aux règles de la civilisation dans cette contrée inextricable qu'il faut connaître sur le bout des doigts. Sous l'empire, plus d'un gendarme à la poursuite de conscrits réfractaires l'apprit à ses dépens. Leurs descendants sont les gens les plus accueillants du monde.
Les maraîchins détiennent une technologie puissante de maîtrise de l'eau et de toutes les formes d'activités en relation avec l'eau : batellerie, pêchent…Aujourd’hui leurs descendants sont devenus les gens les plus accueillants du monde. Mais l’histoire du marais vous la trouverez aussi plus détaillée sur le site de la commune de Coulon  www.ville-coulon.fr .
     Pour nous, rafraichissement pris et carte validée, la randonnée est finie mais pas la journée. Il nous reste juste le temps de filer sur Niort pour prendre le train. Retour sans problème avec le TER mais toujours les mêmes soucis en gare de Poitiers pour les vélos, lestés de leurs sacoches, qu’il faut hisser par les escaliers du passage souterrain, les ascenseurs étant trop petits pour les recevoir. Malgré ces petits soucis nous rentrons à la maison, heureux d’un magnifique voyage et des rencontres toujours enrichissantes que nous avons faites. 
 
Si vous souhaitez comme nous faire cette randonnée labellisée FFCT, n’hésitez pas et prenez contact avec :
 jean Pierre POTEAU – La Richardière – 79340 Vasles
ou téléphonez au 05 49 69 90 13
 
 
 

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