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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 11:20
 
 
 
Jeudi 16 juin : Départ neuf heures pour une petite étape de 48 kilomètres. Le vent continuant à nous aider comme il le fait depuis Saint Brévin, nous rallions Blois et son château en moins d'une heure.
Blois est le château de la Loire le plus fréquenté par les rois de France, après avoir été le siège du pouvoir des puissants comtes de la maison de Blois-Champagne du Xe au XIIIe siècle.  
A partir de 1397 et pour un siècle, Blois est la résidence favorite des ducs d’Orléans, Louis Ier, frère du roi Charles VI, le prince poète Charles d’Orléans, puis l’impétueux Louis II s’y succèdèrent. Avec Louis XII, né à Blois en 1462, il devient la demeure favorite des rois de France pendant plus d’un siècle.
La première moitié du 16e siècle marque l’apogée du château de Blois, avec les règnes fastueux de Louis XII et de François Ier, qui reconstruisent le château dans le goût nouveau de la Renaissance.
La seconde moitié du XVIe siècle est une période tourmentée. Il est le lieu de séjour favori de Catherine de Médicis et de deux de ses fils, François II puis Henri III. En 1588, ce dernier y réunit les Etats Généraux et fait tuer dans sa propre chambre son rival le duc de Guise…
Les XVIIe et XVIIIe siècles sont au château le temps des exils. La reine Marie de Médicis, mère de Louis XIII, le duc Gaston d’Orléans, puis la reine de Pologne déchue Marie-Casimire occupent le château. La reconstruction entreprise au XVIIe siècle sous la conduite de François Mansart reste inachevée.    
                               150px-Chateau_de_Blois_escalier_monumental.jpg
Le célèbre escalier à double révolution de Blois
De 1788 à 1867 le château est occupé par des militaires... La transformation du château royal en garnison militaire a engendré de nombreuses dégradations dans les bâtiments, mais a sauvé ce monument historique de la destruction.
En 1840, alors que le romantisme célèbre l’histoire et l’art du Moyen Age et de la Renaissance, le château de Blois est classé, à l’instigation de Prosper Mérimée, sur la première liste des «monuments historiques pour lesquels des crédits sont demandés».
En 1843, la ville décide la restauration de l’aile François Ier et sollicite l’aide de l’Etat. Félix Duban est alors nommé pour assurer la restauration du château. Il établit un projet général de restauration Les travaux débutent en 1845 par la restauration de l’aile François Ier. La révolution de 1848 interrompt les travaux qui reprennent de 1852 à 1865 avec l’aile Louis XII et la salle des Etats et se terminent en 1870 par l’aile de la chapelle. A sa mort, le château a retrouvé une silhouette proche de celle du XVIe siècle.
La seconde restauration se déroule entre 1880 et 1913. Le château est alors confié à un architecte, Anatole de Baudot. Il redessine une grande partie des couronnements du château qu’il remplace par un décor très dentelé sans référence historique. C’est le successeur de Baudot, Alphonse Goubert qui se charge de la restauration de l’aile Gaston d’Orléans. Goubert crée le grand escalier de pierre esquissé par Mansart. En 1921, il installe un musée lapidaire au rez-de-chaussée de l’aile François 1er.   Une nouvelle restauration est entreprise depuis 1990 sous la conduite de Pierre Lebouteux et de Patrick Ponsot.
De là, nous tentons de prendre la route de Chambord comme indiqué sur les panneaux de la Loire à Vélo, mais bien vite nous quittons ce circuit de mauvaise qualité pour prendre la départementale, peu fréquentée, pour être à Chambord à onze heures trente. Nous passons par Huisseau-sur-Cosson et la route Charles X.
Chambord sera le lieu de la séance carte postale afin de donner de nos nouvelles à ceux qui ne consultent pas notre site.    
IMGP0615.JPG
 Façade principale du château de Chambord 
Le château de Chambord, magnifique demeure d’une architecture mi-gothique, mi-renaissance, est le plus grand des châteaux de la Loire. Il a été créé par François Ier en 1519 et dispose de 440 pièces, 365 fenêtres, 83 escaliers, énormément de clochetons, de cheminées et de lucarnes qui relèvent de profondes influences de Léonard De Vinci et un lien étroit avec certains projets de Domenico da Cortona.
François Ier n’y vécu que quelques semaines laissant le château vide après chaque passage et inachevé. Henri II poursuivit quelques temps les travaux qui ne furent terminés que sous le règne de Louis XIV qui y fit plusieurs séjours ponctués de chasses, de ballets et des représentations théâtrales de Molière.
Le château a été par la suite rarement habité. Il devint successivement la résidence des ducs d’Orléans au XVIIème siècle, de Stanislas Leczinski, beau père de Louis XV, du roi de Sologne, du maréchal Maurice de Saxe au XVIIIème siècle et du maréchal Berthier puis du duc de Bordeaux (devenu comte de Chambord). Ce château dispose d’une vaste terrasse d’où les femmes de la cour suivaient autrefois les chasses. L’intérieur se compose de splendides escaliers à double vis attribué à Léonard de Vinci, son décor est sculpté et on peut admirer à chaque pièce la salamandre royale, symbole de la grandeur de François Ier.
 A l’extérieur se trouve le parc du château qui accueillait autrefois les chasses privées du roi François Ier. En 1645, le parc est clos par des murs de plus de 32 km de long. Le parc occupe une superficie de 5400 ha. C’est le plus grand d’Europe. On peut y accéder par 6 entrées différentes qui disposent chacune d’un pavillon de garde. Jusqu'à récemment, le domaine de Chambord était le haut lieu des chasses Royales puis de celles des présidents de la République. Actuellement Chambord est depuis 1932 propriété de l’état. Le château de Chambord est classé monument historique et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Nous n'en repartons qu'à quinze heures trente, après avoir déjeuné à l'hôtel Saint Michel où le rapport qualité prix est nettement plus intéressant que dans les boutiques de restauration rapide qui sont autour de la place Saint Michel. Mais en nous éloignant nous quittons aussi la zone des vins de Touraine.
Direction Mer pour le ravitaillement du repas du soir, la chambre d'hôtes ne faisant pas table d'hôtes et les restaurants se trouvant à plus de 5 kilomètres.
Après la visite de deux brocantes… et un supermarché où nous faisons nos achats, nous arrivons à la « Ferme de l'Isle » à côté de Courtezon. Toujours le même accueil chaleureux particulier aux chambres d'hôtes et où nous avons une magnifique chambre et une terrasse pour souper en compagnie d'autres français de la région de Nantes
Cette nuit nous dormirons bien malgré la présence à quelques centaines de mètres.de la maison de la centrale nucléaire de Saint–Laurent-des-Eaux. Soyons optimistes, un rideau d’arbre nous en cache la vue, peut être qu’il nous protégera le cas échéant !!!
IMGP0624.JPG
 La terrasse de la ferme de l’Isle

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commentaires

jean-françois 11/10/2011 16:20



Que d'histoires de chateaux et pour finir près d'un "chateau moderne" sans le visiter